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“Le changement il arrive, qu'ils le veuillent ou pas” : paroles de jeunes manifestants pour le climat

Les "grévistes" se sont retrouvés place de la Bourse à Bordeaux / © Christophe Roux - France 3 Aquitaine
Les "grévistes" se sont retrouvés place de la Bourse à Bordeaux / © Christophe Roux - France 3 Aquitaine

"Une prise de conscience", "un message aux politiques"... Plus de 4 000  jeunes manifestants  se sont rassemblés contre le réchauffement climatique  à Bordeaux ce vendredi. Ils nous ont expliqué les raisons de leur mobilisation et fait part de leurs espoirs. 

Par Maïté Koda

Qui sont-ils et que veulent-ils? Ce vendredi, près de 4 000 lycéens et étudiants se sont retrouvés à Bordeaux , unis dans une "grève pour le climat".


L'initiative est internationale :  plus de 2 000 villes se sont mobilisées dans le monde occidental. Tous les grévistes, qui ne se sont pas présentés en cours ce vendredi, ont répondu à un appel lancé par Greta Thunberg.

Cette jeune militante suédoise a fait parler d'elle à l'été 2018, séchant les cours et siégeant devant le parlement suédois afin de demander à son gouvernement de respecter les accords de Paris sur le climat.

 

Créer des liens avec les élus



Les jeunes Bordelais, eux aussi, mobilisés contre le réchauffement climatique ont expliqué à France 3 Aquitaine les raisons de leur présence aux rassemblements.


Virgile, 17 ans étudie en Terminale S au lycée Gustave Eiffel. Il fait partie de l'organisation bordelaise de FridaysforFuture

"Nous voulons sensibiliser les gens qui sont venus ici pour l'ambiance, leur faire passer des messages autour de l'écologie. L'autre objectif est de créer le lien avec les élus", poursuit le jeune homme qui a pu rencontrer le nouveau maire de Bordeaux Nicolas Florian et porter ses revendications.

 

Notre espoir c'est de faire prendre conscience aux dirigeants, aux entreprises et aux banques que cette prise de conscience est générationnelle. (…) Le changement il arrive, qu'ils le veuillent ou pas.

 



 

Des collégiennes mobilisées

Interpeller les politiques c'est également le but de Lyvia et Zoé , deux collégiennes rencontrées place Pey-Berland.
"Nous voulons un avenir meilleur pour nous, nos enfants, et les enfants de nos enfants", assure Lyvia qui espère une mobilisation hebdomadaire afin de "faire bouger les choses".

"Nous voulons que la planète soit comme elle était avant, et qu'on arrête de la détruire", résume Zoé.

 
 

"C'est plus important que tout"


"Toute l'Europe est mobilisée, et pourtant aucune action n'a été prise", déplore Angellina, élève de Terminale au lycée Montesquieu, ravie de voir l'importance de la mobilisation en dépit d'une météo maussade.

"On espère déjà que les établissements vont se rendre compte que les élèves sont prêts à ne pas aller en cours pour pouvoir sauver la planète. Parce que pour nous, c'est plus important que tout".

 
 

"Semer les graines du futur"

Un point de vue partagé par Virginie, parent d'élève, venue avec ses enfants, et qui estime que la participation à cette manifestation relève de l'éducation. "On a séché l'école, on a prévenu l'école assure-t-elle.  On essaie de semer les graines du futur."

 

C'est de la transmission. Nous, ça fait longtemps qu'on dit qu'il faut agir, et là on montre aux enfants qu'il y a un mouvement plus global qui se met en place.

 


"Faire comprendre sans violence"


Les différents rassemblements organisés tout au long de la journée se sont déroulés dans le calme et dans une ambiance bon enfant. Un point important pour Ismael. "On peut faire comprendre aux autorités que la situation est grave, et le tout sans violence" .

 

 

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