Législatives 2022 : quels sont les candidats engagés en Gironde ?

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Écrit par C. Le Hesran, M. Koda et S. Paulin

Douze députés sortants en Gironde, dont dix élus sous l'étiquette LREM, un Socialiste et un Insoumis sont dans la place. Mais la vague en faveur du parti présidentiel va-t-elle se reproduire cinq ans plus tard alors qu'Emmanuel Macron est arrivé en tête du premier tour de l'élection en avril dernier. Revue d'effectifs des principaux candidats pour chacun des 12 sièges.

Il y a un esprit de conquête qui flotte au-dessus de la Gironde. Cible désignée : les candidats élus en 2017, souvent inconnus en politique, qui avaient gagné leur place à l'Assemblée Nationale dans le sillage de l'élection du Président Emmanuel Macron. A l'époque, le slogan de l'ancien monde, qu'il faut bouter de l'hémicycle, a fonctionné à plein régime. Dix députés, parfois novices en politique, pour la plupart élus locaux, gagnent leur ticket, battant des personnalités socialistes ou UMP comme à Arcachon.

Cette fois, les observateurs ont les yeux rivés vers les trois circonscriptions du nord du département, où Marine Le Pen est arrivé en tête lors du premier tour en avril dernier. 

Les yeux sont également tournés vers les candidats issus de l'accord NUPES ( LFI, EELV, PS, PC ) qui vont mettre en valeur le score de leur leader, Jean-Luc Mélenchon en avril dernier : plus de 190 000 voix, deuxième place avec 21,84%. Une progression de 10 000 voix et une réserve du côté des alliés d'aujourd'hui. 

Pour autant, le président réélu a augmenté son score depuis 2017 de plus de 30 000 voix, profitant de l'effondrement de la candidate LR, notamment. 

La bataille de Bordeaux

Bordeaux, terre de conquête s'il en est. La première et la deuxième circonscription sont très convoitées par les candidats NUPES. L'élection d'un maire écologiste, issu des rangs d'EELV, et à la tête d'une liste d'union avec le PS et le PC, a marqué les esprits et fait souffler un vent nouveau sur la capitale de Nouvelle-Aquitaine. Une vraie surprise après les mandatures d'après-guerre, Chaban et Juppé. Donc NUPES y voit un champ des possibles. Il va y avoir confrontation avec des personnalités politiques engagées dans la bataille. 

Changement de casting LREM dans la 1ère

Elle englobe des territoires aisés et populaires :  Cauderan, les Chartrons, Grand Parc, Aubier et Bacalan, Bruges et le Bouscat.
Thomas Cazenave est candidat pour LREM. Il a travaillé avec Emmanuel Macron. C'est l'ex-candidat aux municipales en 2020 à Bordeaux. Il entend succéder à une femme, à Dominique David, députée sortante LREM qui n’a pas été reconduite.

A noter une dissidence dans la majorité, de sensibilité centre droit, avec Xavier Loustaunau, connu dans le quartier de Cauderan. Il vient du parti Horizon d'Edouard Philippe et c'est un ancien du cabinet Juppé. 

En 2017, le second tour avait vu l'affrontement de Dominique David face à Nicolas Florian des LR. Cette fois, il a décliné l'investiture. C'est Pierre de Gaëtan Njikam qui part sous les couleurs Les Républicains, poussé par Nicolas Florian, ex maire de Bordeaux, et leader de l'opposition à la mairie, qui a renoncé à se présenter. Il a été maire de quartier du secteur avec l'équipe menée par Alain Juppé. Une candidature qui a fait grince des dents car le patron de la fédération n'a pas été tenu au courant de ce choix. 

A gauche, la représentante NUPES, Catherine Cestari a été désignée au nom de l'équilibre homme-femme dans les investitures. Elle est conseillère municipale sur la commune de Bruges. C'est une écologiste de longue date, adhérente EELV depuis 2010.

Le Rassemblement National, qui a gagné des voix sur Bordeaux, présente un militant de longue date, qui a conduit la campagne municipale, Bruno Paluteau. 

Jean-Louis Grattepanche, ancien colonel à la retraite, ex-LR, déjà candidat en 2017 sur la 3e, est le candidat du parti d'Eric Zemmour, Reconquête. C'est l'ancien directeur de campagne d'Eddy Puyjalon et son Mouvement de la ruralité qui a créé la surprise aux dernières élections régionales.

Toujours présente dans la bataille, lutte ouvrière avec Fanny Quandalle.

Pour l'Union Alternative, son président fondateur Medhi Saboulard, issu du monde associatif, se présente, c'est la seule circonscription où ce mouvement local sera présent aux législatives. 

Esther Dufaure prévoit de s'engager pour le parti animaliste. 

Au final, 15 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

Esprit de conquête dans la 2ème 

Elle s'étend sur la rive droite, le centre ville, une partie du quartier Saint-Michel et le quartier Saint-Seurin.  
La député LREM Catherine Fabre est reconduite. Elle était nouvelle en politique en 2017. Elle s'est notamment impliquée sur les dossiers de la formation. 

Sur cette route de campagne 2022, elle va croiser celui en qui les écologistes et NUPES placent leurs espoirs. Nicolas Thierry est aussi le patron des écologistes au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, cheville ouvrière du parti écologiste dans les négociations avec les partenaires de NUPES sur le département. 

Emmanuelle Cuny, ancienne adjointe à l'éducation de l'époque Florian à la mairie s'inscrit dans la bataille au nom des Républicains.

Pierre Le Camus, 22 ans. Attaché du groupe RN à la région, il était sur la liste des municipales et s’était présenté sous son nom aux départementales dans le canton de Bordeaux-5, où il avait dépassé la barre des 10 %.

Virginie Tournay est engagée pour servir le parti d'Eric Zemmour, Reconquête ! 

Guy Dupont représente Lutte Ouvrière.

Honorine Laurent prend le parti de défendre les animaux avec le parti animaliste. 

Un parti, nommé parti pirate fait son apparition avec Rémi Delassus. 

Au final, 11 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

LFI devenue NUPES en force dans la 3e


La 3e est à cheval sur Bordeaux, une partie de St-Michel, la gare, Nansouty, Bègles, Talence et Villenave d'Ornon.
Loïc Prud'homme repart cette fois sous la bannière NUPES. Inconnu il y a cinq ans, il a créé la surprise en devenant le seul député LFI de tout l'ouest de la France. Il est devenu l'incontournable de son parti en Gironde. Son leader a gagné des voix à la présidentielle dans son secteur de Talence notamment, ce qui lui donne bon espoir de repartir à l'Assemblée pour un nouveau mandat. 

La partie est donc difficile pour son principal opposant, néanmoins connu des Bordelais et métropolitains, Fabien Robert. C'est l'ex-premier adjoint de Bordeaux, figure locale du Modem. Il espère pouvoir convaincre des électeurs de sensibilité  plutôt à gauche mais qui ne se retrouveraient pas dans la nouvelle alliance. 

Marion Lafuente est investie par Les Républicains. 

Maryvonne Basteres sera sur les rangs pour le RN.

Cyril Doumenge représente Eric Zemmour dans cette circonscription. Il est issu de la famille Doumenge à la tête d'une entreprise d'agro-alimentaire connue en Occitanie. 

Le Parti radical de gauche ( PRG) est engagé dans la campagne sur cette circonscription, comme dans trois autres en Gironde. Sur la 3e, il présente Yannick Boutot, par ailleurs conseiller municipal de Villenave d'Ornon.

Eric Mahradour porte les couleurs de Lutte Ouvrière.

Thierry Vay part pour le parti animaliste. 

Au final, 12 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

L'une des investitures socialistes est dans la 4e



Elle regroupe les communes dites de la rive droite, soir l'est de la métropole : Carbon Blanc, Cenon, Floirac, Lormont. Des communes plus populaires que les voisines de la rive gauche. C'est Alain David, seul député socialiste qui avait sauvé un siège au PS en 2017 qui a pu conserver sa place en intégrant la Nupes. C'est l'ancien maire de Cenon, bien connu des électeurs. 

Il trouvera sur la route la jeune Mélissa Karaca, Lormontaise de 28 ans, issue des " Jeunes avec Macron", elle est même membre du conseil national. Elle est chargée de mission au ministère de l'économie.

La jeune Julie Rechagneux part en campagne sur ces terres qui vote de plus en plus pour Marine le Pen. Elle représentera le RN. 

Pour les Républicains, c'est un candidat issu du nouveau centre d'Hervé Morin qui part à la bataille de la rive droite, Jean-Patrice Fillang. 

Philippe Garnier pour Reconquête !

Anne-Isabelle Brivary représente Lutte Ouvrière. 

Ambre Destandau prévoit de s'engager pour le parti animaliste. 

Au final, 11 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

Jeux ouverts dans le Médoc, la 5e


C'est la bataille du Médoc qui s'engage. La 5e est très courtisée car le député sortant Benoit Simian se représente soit, mais pas avec le label de la majorité présidentielle. Elu LREM en 2017 en arrivant du PS, il a ensuite changé d'étiquette. Sur le site de l'assemblée nationale, il est rattaché au parti régions et peuples solidaires. Il connait des déboires avec la justice pour une affaire l'impliquant dans des violences conjugales. Il est encarté chez Horizon ( Edouard Philippe ) mais n'a pas reçu l'investiture pour autant. 

La majorité présidentielle pousse donc la candidature de Karine Nouette-Gaulain issue, elle, des rangs du parti d'Edouard Philippe Horizon. Son expérience d'élue, elle l'a forgée en étant maire du Temple, petite commune de la forêt médocaine. Elle est par ailleurs médecin-réanimateur au CHU de Bordeaux.

Ancré dans le nord Médoc, le Rassemblement national et Grégoire De Fournas espèrent beaucoup de ce scrutin. C'est l'une des circonscriptions où le parti de Marine Le Pen place ses espoirs. 

La gauche sera représentée par Olivier Maneiro, issu des rangs de LFI. C'était, avant 2017, la circonscription de la députée socialiste Pascale Got. Cette fois, elle a renoncé contrainte et forcée. L'accord entre les partis pour une seule investiture NUPES est passé par là.

Viviane Chaine-Ribeiro part sous la bannière des Républicains. 

Roxane Maury est sous la bannière de Reconquête ! c'st une ancienne élue de Parempuyre qui a eu sa carte chez LR avant de rejoindre le Mouvement de la ruralité.

Lutte Ouvrière, fidèle à sa tradition d'être dans toutes les circonscriptions présente la candidature de Thierry Fagegaltier. 

Virginie Bastien Delmon représente le parti animaliste.

Au final, 11 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

La 6e 

Bastion socialiste, cette circonscription des villes à l'ouest de Bordeaux ont choisi Eric Pouillat en 2017, ancien coéquipier de la député socialiste qui l'avait précédé. 

Une autre socialiste va donc lui faire face pour reconquérir ce siège. Vanessa Fergeau-Renaux est la deuxième socialiste à être investie au nom de l'accord NUPES. Cheffe d'entreprise dans la vie, elle est aussi adjointe à la culture de Mérignac. Elle a travaillé pendant cinq ans en tant que collaboratrice parlementaire de Marie Récalde, députée de 2012 à 2017. Elle est aussi la fille de Jacques Fergeau, ancien maire de Saint-Jean-d’Illac et conseiller général.

Le RN présente un candidat de 28 ans, Jimmy Bourlieux, venu de Bretagne. 

Ludovic Darquest lui représente Reconquête ! Guillaume Perchet, représentant Lutte Ouvrière en Gironde, part au combat sur cette circonscription. Enfin Stéphanie Plouvier se présente pour le parti animaliste. 

Au final, 14 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

Bérangère Couillard LREM repart sur la 7e  


Dans la septième circonscription de Gironde, qui regroupe les communes de Pessac, Gradignan, Canéjan et Cestas,
la députée sortante Bérangère Couillard se relance dans la course. Investie par LREM, elle avait fait basculer en 2017 cette circonscription socialiste, qui avait porté à deux reprises Alain Rousset à l'Assemblée. Bérangère Couillard était notamment en charge de l'égalité hommes-femmes dans la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron.

Face à la députée sortante, la Nupes, a investi Jean-Renaud Ferran, 40 ans. Ce militant LFI, s'était présenté sur une liste aux municipales à Villenave d'Ornon en 2021, avant de s'investir pour le parti de Jean-Luc Mélenchon à Gradignan.


Autre adversaire pour Bérangère Couillard : le Républicain Benoit Rautureau. Ce professeur de mathématiques est également adjoint au maire de Pessac, conseiller de Bordeaux Métropole, et surtout président de la fédération LR de Gironde. Pour autant, il aura fort à faire pour s'imposer dans une circonscription qui n'a donné que 4,5%  à Valérie Pécresse au premier tour de l'élection présidentielle, contre 24,1% pour Jean-Luc Mélenchon et 32,6% à Emmanuel Macron.
Marine Le Pen avait, quant à elle, obtenu 14,5% au premier tour, pour perdre au second face à un Emmanuel Macron fort de 72% des voix des électeurs de la circonscription. Pour ces législatives, c'est Francine Erb, ancienne candidate malheureuse aux élections départementales sur le canton de la Teste de Buch, qui représentera le RN.

Le jeune Dany Bonnet, à la tête de Reconquête ! en Gironde, s'inscrit dans la bataille. 

Monique Oratto portera les couleurs de lutte ouvrière. Anne-Marie Franciset celles du parti animaliste

Au final, 11 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

Dans la 8e circonscription, les LR à la peine


Sur le Bassin d'Arcachon, Emmanuel Macron est arrivé largement en tête aux deux tours de l'élection présidentielle. La France insoumise n'a elle, obtenu que 14,6% des voix. Et c'est la députée sortante, Sophie Panonacle (LREM),  qui fait figure de favorite. Elle avait, en 2017, battu largement Yves Foulon, maire d'Arcachon et candidat LR; Ce dernier, investi par son parti pour les législatives de 2022, a pourtant décliné l'offre. 

C'est donc Olivier Cauveau, conseiller municipal de Lanton, qui aurai dû le remplacer. Las, le 17 mai, soit à trois jours du dépôt des candidatures, il annonce renoncer à se présenter, évoquant des "contraintes organisationnelles". Dans une circonscription qui a donné 5,7% de ses voix à Valérie Pécresse au premier jour, ce cafouillage et ces renoncements en série sur des terres de droite, sont plutôt de bon augure pour la députée sortante.
Le RN et la Nupes peuvent donc espérer se qualifier pour le second tour. Le parti de Marine Le Pen a investi Laurent Lamara, conseiller régional, dans une circonscription qui a  donné 42 % de ses voix à la candidate du Rassemblement national au second tour de la présidentielle.

Ce dernier ne devrait pas être trop inquiété par Alexane Isnard, la candidate de Reconquête, élue conseillère municipale de Grasse (Alpes Maritimes) en 2020 sur la liste RN de son père.

Pour la Nupes, c'est Marylène Faure, la seule candidate PC du département, qui part en campagne. Cette déléguée syndicale CGT chez Enedis peut se réjouir de n'avoir aucune voix dissidente sur sa gauche, si ce n'est le candidat de Lutte Ouvrière (qui ne fait pas partie de l'accord avec la Nupes) Rémy Coste. 

Autres partis, LO avec Rémy Coste et Hans Brustle Santini pour le parti animaliste. 

Au final, 12 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

Vers un duel Lrem – RN dans la 9e ?

Dans le sud Gironde, la neuvième circonscription s'étend à l'ouest de Langon, jusqu'à Captieux. Une circonscription, elle aussi, ravie en 2017 par une députée de la majorité présidentielle, après avoir été entre les mains du PS pendant deux mandats successifs. Sophie Mette, la députée sortante se relance donc dans la course.

Face à elle, le candidat RN Damien Obrador,  conseiller régional de la Nouvelle Aquitaine et conseiller municipal de Cabanac-et Villagrains. Si ce dernier aura du mal à déloger la candidate de la majorité présidentielle, il peut néanmoins s'appuyer sur les bons scores du RN dans la circonscription : Marine Le Pen y a talonné Emmanuel Macron au premier tour, obtenant près de 25% des suffrages, contre 26,2% pour le président sortant.

Autre candidat dans la course : Sacha André, pour la Nupes, issu des rangs de la France insoumise et âgé de 24 ans seulement.

Chez les Républicains, c'est René Cardoit, maire de Goualade, une commune de moins de 100 habitants et chef d'entreprise qui est investi.

Le Parti radical de gauche présente aussi un candidat sur ce secteur avec la présence de Serge Détrieux.

Sylvie Mantel part sous les couleurs de Reconquête !

Jean-Philippe Delcamp, déjà candidat aux municipales à Langon en 2014 et 2020,  porte lui les couleurs de Lutte ouvrière.

Le parti animaliste, présent dans cette campagne, est représenté par Valérie Viltet .

Au final, 13 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

LR jette l'éponge dans le Libournais

 Ici aussi, le député sortant, Florent Boudié se représente sous les couleurs de la majorité présidentielle. L'élu brigue son troisième mandat, le premier ayant été aux couleurs du Parti socialiste.

La  10e circonscription, qui s'étend autour du Libournais, regroupe à la fois les grandes propriétés viticoles de Saint-Emilion et les territoires où le taux de pauvreté atteint parfois des records.

Pour le parti de Marine le Pen, c'est Sandrine Chadourne,  une habituée des campagnes électorales, qui entre dans la course. Elue à Pineuilh, conseillère régionale, cette aide-soignante de profession s'était qualifiée pour le second tour en 2017, avant de s'incliner face à Florent Boudié. Elle se sait en terrain favorable : Marine Le Pen est arrivée en tête dans la circonscription au premier tour de l'élection présidentielle, et obtenu près de 49% des voix au second. Par ailleurs, une autre figure du territoire, Jean-Paul Garraud, qui fut député UMP de la circonscription entre 2007 et 2012 a depuis rejoint Marine Le Pen pour devenir député européen sous les couleurs du RN.

Pascal Bourgois, issu d'EELV, porte les couleurs de la Nupes.

Quant aux Républicains, ils ne présenteront personne : Jacques Breillat, maire de Castillon la Bataille et investi par le parti, ayant préféré décliner l'offre.

Le PRG, Parti radical de gauche, est aussi présent dans la bataille dans cette circonscription avec Véronique Planton. 

Reconquête, le parti d'Eric Zemmour présente, de son côté, Gonzague Malherbe, élu à Libourne et ancien conseiller régional RN.

Deux autres partis sont présents. LO avec Hélène Halbin. Amélie Guilbert avec le parti animaliste. 

Au final, 10 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

La Haute Gironde, cible du RN


C'est sans doute la circonscription de Gironde qui va susciter le plus de commentaires les 12 et 19 juin.

Le Blayais a placé Marine Le Pen très largement en tête des premier et second tour de l'élection présidentielle. Et pour défendre les couleurs du RN, c'est Edwige Diaz qui a été choisie. Candidate malheureuse en 2017 face à la députée élue Véronique Hammerer avec la vague LREM, elle est présidente du groupe RN au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et porte-parole nationale de Marine Le Pen. Son statut national, sa proximité avec la cheffe du parti mais également, sa présence sur le terrain pourraient lui permettre de faire basculer la circonscription, passée de la gauche à LREM,  aux mains du RN, ce qui constituerait une première en Gironde.

Face à elle, la députée sortante Véronique Hammerer va tenter de garder son siège et devrait, sauf surprise, se retrouver dans le même face-à-face qu'en 2017. 

Quant à la Nupes, elle espère séduire les mécontents de Macron peu enclin à l'extrême-droite, avec son candidat insoumis Matthieu Caillaud.
Les Républicains, eux, ont choisi Cécile Picard. Cette Cubzacaise fut longuement engagée en politique en Ile-de-France avant de s'installer en Gironde il y a une dizaine d'années. Pour rappel, la candidate LR Valérie Pécresse a tout juste dépassé les 3% en Haute Gironde.

Le PRG présente là aussi un candidat, c'est Bastien Noury qui portera ses valeurs dans le nord Gironde.

Caroline Mathon part pour Reconquête !

Lutte ouvrière sera de la bataille avec  Zina Ahmimou. et Régine Blatter pour le parti animaliste.

Au final, 12 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.

LREM menacée sur la 12 e circonscription  

Ici, la députée sortante lâche l'affaire. Après un mandat sous l'étiquette LREM, Christelle Dubos, qui a également été secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Santé et des Solidarités, a annoncé qu'elle ne se représenterait pas. Pascal Lavergne portera donc les couleurs d'Ensemble. Il connaît bien le terrain, et le palais Bourbon : c'est lui, qui, avait suppléé Christelle Dubos lorsque celle-ci était au gouvernement.

Face à lui, la Nupes a désigné une candidate insoumise, Mathilde Feld, adjointe au maire de Créon. En 2017, le représentant du parti de Jean-Luc Mélenchon s'était hissé au deuxième tour.

Candidature annoncée le dernier jour du dépôt des candidatures ( vendredi 20 mai) , Bruno Marty, maire de la Réole, fait cavalier seul. Connu dans le sud Gironde, il s'est longtemps préparé pour défendre son camp socialiste mais l'accord NUPES est passé par là. Ce n'est pas lui qui a été choisi. Il a donc quitté son parti et se présente de sa propre initiative. 

Cette année, Pascal Lavergne devra aussi faire avec le RN, alors que Marine Le Pen a talonné Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle. Dans la 12e, la candidate du parti, Hager Jacquemin,  âgée de 39 ans, est élue à Saint-Savin aux côtés d'Edwige Diaz.  

Autres candidats sur la circonscription : Bastien Mercier, maire de Camiran, pour les Républicains, et Richard Lavin pour Lutte ouvrière.

François-Xavier Marques avec le parti Reconquête ! fait son entrée dans la bataille.

Au final, 10 candidatures ont été validées après le 20 mai. Consultez la liste complète du ministère de l'intérieur en cliquant ici.