Propagande djihadiste : l’ancien Imam de Bordeaux Sabar Lahmar a écopé de 10 ans de prison

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Écrit par JC

Saber Lahmar, ancien détenu du Guantanamo innocenté et ancien imam de Bordeaux a été condamné ce vendredi 17 juin au tribunal correctionnel de Paris à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste.

Saber Lahmar écope de la peine maximale, 10 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste. Le tribunal correctionnel de Paris estime qu’il a joué "un rôle actif" dans les départs vers l’Irak et la Syrie. Dont la présumée mort d’un homme fin 2015.

Guide religieux à Bordeaux

Entre 1996 et 2001, il travaille dans une grande mosquée de Sarajevo présumée lieu de rassemblement d’islamistes. En 2002, lorsqu’il a été livré aux Américains par les Bosniens, il se retrouve transféré dans la prison militaire de Guantanamo avant d’être innocenté fin 2009 et rejoint la France.

C’est en Nouvelle-Aquitaine qu’il officie en tant que guide religieux, dans une salle de prière clandestine située au-dessus du restaurant de Mohamed H à Bordeaux. Et, il officiait en parallèle régulièrement pour la prière du vendredi dans la mosquée de Saint-André-de-Cubzac en Gironde. 

Le tribunal correctionnel de Paris a retenu contre lui des prêches et des propos "où il justifiait le départ en Syrie et en Irak" qui ont été recueillis par des enregistrements et des témoignages de ses proches. Au cours de l’audience, Saber Lahmar a reconnu pour la première fois avoir été radicalisé avant "un réel cheminement d’introspection". 

Mohamed H, coprévenu relaxé ? 

Selon la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée en matière de terrorisme, "aucun élément ne prouvait qu’il avait eu un rôle de propagande ou d’incitation au départ". Mohamed H qui tenait le restaurant à Bordeaux au-dessus duquel Saber Lahmar prêchait clandestinement a été relaxé. 

"La justice ne s’est pas contenté d’hypothèses ou de suppositions et a rendu une décision de justice fondée et à la motivation sans faille. Mon client va pouvoir reprendre le cours de sa vie. C’est un soulagement" s’est félicitée son avocate Noémie Saidi-Cottier.