TEP-Scan : quand la radioactivité aide au diagnostic

© France 3 Aquitaine
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Depuis un an un TEP-Scan numérique dernière génération est installé dans le service de médecine nucléaire de l’hôpital Haut-Lévêque à Pessac. L’examen le plus courant est la tomographie par émission de positons (TEP ou PET scan en anglais). Une révolution au service des patients.
 

Par Patricia Mondon

Les avantages du TEP-Scan numérique

Le TEP scanner ou PET-scan permet de déceler de toutes petites lésions (3 millimètres). Ces petites lésions, auparavant douteuses, deviennent clairement visibles, permettant de poser un diagnostic en cancérologie avec une plus grande certitude. La technique, s’applique également dans bien d'autres domaines, comme en neurologie ou cardiologie. Elle permet d'explorer l'ensemble du corps humain et d'observer son fonctionnement, son métabolisme.

Cette technologie nouvelle permet de réduire la quantité de dose de médicament radio-pharmaceutique et ce grâce à un traceur radioactif injecté au patient par voie intraveineuse qui est ensuite détecté par l'imagerie fonctionnelle.


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TEP-Scan : quand la radioactivité aide au diagnostic

 L'objectif

L'appareil permet de localiser les endroits où le glucose précédemment injecté se dépose, car le glucose est le carburant des cellules malignes.  Il est utilisé en cancérologie pour le diagnostic comme pour le suivi des patients pendant et après les traitements.
 

Cancer: A la découverte d'une machine innovante

Le TEP Scan numérique constitue une évolution majeure. Cette technologie 100% numérique offre plusieurs avantages: un temps d'examen réduit de moitié, une moindre dose de produit traceur injectée et une meilleure détection et caractérisation des lésions. En plus de son utilisation clinique, va permettre de développer plusieurs axes de recherche.

Cette machine innovante permet donc un diagnostic plus précis, plus individualisé, mais présente aussi une piste pour une médecine prédictive. Car elle permettra de suivre au plus près la réponse des patients à leurs traitements. Et donc de les adapter.
 
Le Kitten scan permet aux enfants de se familiariser avec le scanner avant de passer un examen / © France 3 Aquitaine
Le Kitten scan permet aux enfants de se familiariser avec le scanner avant de passer un examen / © France 3 Aquitaine



Kitten scanner, où quand un examen médical devient un jeu pour les enfants 


Passer un examen scanner ou IRM peut être une épreuve impressionnante pour les enfants. Le Kitten Scanner est le premier installé en France dans un service de médecine nucléaire il est conçu pour réduire la peur et éduquer de manière ludique les enfants sur le processus d'imagerie. Avec cet appareil, le CHU de Bordeaux augmente l’excellence de la prise en charge des patients pédiatriques.
 

Projets de recherche pour une médecine de précision en cancérologie  


Selon le CHU, en plus de son utilisation clinique, cet appareil  va permettre de développer plusieurs axes de recherche.  Les travaux de recherche menés par l'équipe du Pr. Bordenave, cheffe du service de médecine nucléaire et en collaboration avec l'INRIA de Bordeaux, s'inscrivent dans le cadre de la médecine de précision.
Ces recherches ont pour objet d'exploiter la technologie Tep Scan de  Philips afin de développer de nouvelles applications cliniques et améliorer le diagnostic, la thérapie et le suivi des patients atteints de cancer. 



Regardez l'interview de Laurence Bordenave, -  Cheffe de service Médecine Nucléaire à Hôpital Haut-Lévêque ( CHU Bordeaux)
Laurence Bordenave, Cheffe de service Médecine Nucléaire à Hôpital Haut-Lévêque




Pour cela, toujours selon le CHU, ce projet s'appuiera sur un large éventail de procédures cliniques courantes actuelles et futures autour de la radiomique.  Le but de de la radiomique est de mieux caractériser les tumeurs, en exploitant de manière approfondie des données directement contenues dans les images.

Pour parvenir à extraire une information d'ordre biologique (le degré d'agressivité des cellules cancéreuses, par exemple) à partir d'une « simple » image, les chercheurs établissent des relations statistiques entre des masses considérables de données d'imagerie et les informations disponibles par ailleurs, qu'elles soient d'ordre cliniques, biologiques, voire génétique. Cette mise en relation nécessite l'adaptation d'outils de traitement des données et la création d'algorithmes dédiés à la gestion des « big data ». 

Le projet géré par le CHU de Bordeaux se focalisera sur les myélomes et lymphomes, tumeurs les plus fréquentes.  

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