Test salivaires, autotests, fermetures de classe : ce qui change dans les écoles pour cette rentrée

Après trois semaines à la maison, ce lundi 26 avril marque le grand retour sur les bancs de l'école pour les élèves de maternelle et élémentaires. Tests salivaires pour les élèves et autotests pour les enseignants sont les grandes nouveautés de cette rentrée.

La rentré des classes ce 26 avril à l'école La Marianne de Bruges, en Gironde
La rentré des classes ce 26 avril à l'école La Marianne de Bruges, en Gironde © Olivier Prax

Nouveau protocole Covid, fermeture de classes dès qu'un élève est déclaré positif, test salivaires… Pour les parents d'élèves, le dernier dispositif mis en place semble encore un peu flou. "J'ai eu peu d'infos au niveau de l'école, reconnaît un parent d'élève de l'école la Marianne de Bruges, en Gironde. Pendant les vacances, on a essayé de faire une vraie coupure pour les enfants. Ce n'est que ce matin que j'apprends la mise en place d'un nouveau protocole !"

"Ça ne change pas énormément par rapport à avant. Il y avait déjà eu des tests salivaires avant les vacances… On verra comment ça va se passer, on n'a pas eu énormément d'informations, abonde un autre père de famille, venu déposer sa fille : ça change chaque jour, on ne sait plus sur quel pied danser au final !".

Des autotests pour les enseignants...

Ce 26 avril représente une "rentrée tout à fait ordinaire", assure de son côté la rectrice de Bordeaux Anne Bisagni-Faure, en déplacement dans l'école élémentaire brugeaise. "Une des nouveautés, c'est effectivement que j'ai pu remettre ce matin aux professeurs et aux ATSEM les kits d'autotest. Ils vont bénéficier de deux autotests par semaine, jusqu'à la fin de l'année scolaire".


Ces tests antigéniques, réservés aux personnes asymptomatiques de plus de quinze ans, s'effectuent par prélèvement nasal. Un résultat positif devra ensuite être confirmé par un test PCR.
Le rectorat l'assure, toutes les écoles de l'académie ont été livrées ce lundi, et 39 000 autotests seront déployés dans le département de la Gironde. Aucun retard de déploiement n'est donc à prévoir, poursuit Anne Bisagni Faure, qui veut ainsi répondre aux inquiétudes des syndicats d'enseignants. 

Je comprends toujours qu'il y ait des questions. Nous allons y répondre. Les autotests sont livrés, je le confirme, le tutoriel est disponible, il n'y a pas d'inquiétude à avoir sur la possibilité de les réaliser. 

Anne Bisagni-Faure, rectrice de l'Académie de Bordeaux.

...et des tests salivaires pour les élèves

Du côté personnel de l'éducation nationale, la mise en application ne devrait pas poser de difficultés, estime Sophie Blauwart, enseignante en classe de CM2 à l'école La Marianne. "Nous allons avoir les autotests, et je pense les pratiquer deux fois par semaine, comme ils nous l'ont demandé.
Après, je ne suis pas inquiète outre-mesure. Les élèves mettent bien leur masque, on se lave les mains plusieurs fois par jour, on veille toujours à aérer la classe…"

Les élèves eux, auront pour leur part droit à des tests salivaires, sur autorisation parentale. "Nous travaillons également avec les autorités sanitaires pour que ces tests salivaires soient déployés d'une façon systématique", a précisé Anne Bisagni-Faure. 


Un cas positif : une fermeture de classe

Selon la rectrice, l'objectif est de pouvoir réaliser ces tests si la circulation du virus devenait plus active sur le territoire local, où encore, dès l'apparition d'un cas de Covid parmi les élèves. Ce qui, en outre, entraînerait une fermeture de toute la classe : le protocole de fermeture des classes est modifié, et s'apparente désormais à ce que seules les écoles des départements les plus touchés par le virus devaient appliquer auparavant. 

Un cas positif implique une fermeture de classe pendant sept jours. Et lorsqu'on est positif, on s'isole pour quatorze jours.

Anne Bisagni-Faure, rectrice de l'académie de Bordeaux


La rectrice s'est également réjouie que, contrairement à l'an dernier, les élèves n'aient été que très peu privés d'école en 2021. "L'école, c'est bon pour les enfants. On a renforcé le protocole sanitaire, ce qui nous permet de les accueillir avec la même rigueur qu'auparavant. Il ne faut pas avoir d'inquiétudes, nous sommes rodés dans la surveillance : tester, alerter, protéger", a-t-elle insisté.

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