TreeFrog Thérapeutics, une des plus belles pépites françaises du secteur de la biotech, se développe et recrute

La start-up de Pessac, qui révolutionne le marché des thérapies cellulaires, bénéficie depuis septembre d’une levée de fonds de 64 millions d’euros. Une nouvelle étape de développement qui permettra d’étoffer l’équipe de recherche.

Treefrog Therapeutics est une start-up de biotechnologie, à la pointe de la recherche en matière de thérapie cellulaire. Produites en très grande quantité, ces cellules souches pourraient servir de traitement pour des maladies comme Parkinson ou Alzheimer.
Pour en parler, Marie Catoire, DRH ches TreeFrog Therapeutics répond à nos questions :

Votre start-up révolutionne le marché des thérapies cellulaires. En quoi consiste cette technique ?

La thérapie cellulaire est un nouveau champ de la médecine très prometteur, qui consiste à greffer des cellules sur des organes pour remplacer celles qui font défaut dans une maladie donnée, qui conduit à rendre ces organes dysfonctionnels. Pour traiter le diabète par exemple, il est possible de greffer des cellules qui produisent de l’insuline. Pour rétablir les fonctions motrices dans la maladie de Parkinson, il est possible de greffer des neurones dopaminergiques, qui sont détruits au cours de la maladie. Cela permet d’envisager de redonner une meilleure qualité de vie à des patients qui au quotidien subissent les effets de leur maladie (ou les effets secondaires de leur traitement).
Le challenge rencontré par ces thérapies est aujourd’hui d’ordre industriel : comment produire des milliards de cellules pour des millions de patients, à bas coût, et avec un niveau de qualité irréprochable ? Pour vous donner une idée, les thérapies cellulaires « CAR-T » contre le cancer sont aujourd’hui commercialisées en France à plus de 300.000 euros la dose. Avec la technologie C-Stem, TreeFrog veut rendre les thérapies cellulaires plus sûres, plus efficaces et plus abordables pour des millions de patients.

Vous venez d’effectuer une très belle levée de fonds, 64 millions d’euros. Comment allez-vous utiliser ces fonds ? Quelles sont vos ambitions ?

Notre tout premier objectif pour ces trois prochaines années est de commencer à traiter des patients avec des cellules issues de la technologie C-Stem. Notre premier essai clinique pour la maladie de Parkinson est prévu pour 2024. D’ici là, nous allons lancer de nouveaux programmes de thérapies cellulaires dans le domaine de l’immuno-oncologie, de la cardiologie et de l’hépatologie. Une grande partie des fonds sera investie en Nouvelle-Aquitaine pour renforcer nos capacités de recherche et développement, et nous allons en parallèle ouvrir des "hubs" technologiques aux Etats-Unis et au Japon, afin de stimuler l’adoption de notre technologie par les grands acteurs industriels internationaux.

TreeFrog Thérapeutics connait une incroyable ascension, vous entendez doubler de taille dans les douze prochains mois. Des recrutements sont déjà en cours. Quels profils recherchez-vous ?

Quand on double de taille, il faut tout renforcer ; tant les services supports que les équipes qui font le cœur de métier de l’entreprise. Chez nous, le cœur de métier est divisé en deux. D’abord, il y a la physique. Dans les trois prochaines années nous allons recruter des chercheurs, des ingénieurs et des techniciens avec une expertise en micro-fluidique et en micro-fabrication. Ensuite, pour tout ce qui touche à la biologie, nous allons chercher le même triptyque chercheurs/scientifiques/techniciens, mais sur un spectre qui s’annonce assez large, afin de couvrir tous les aspects qui ont trait à la mise en œuvre de thérapies fondées sur des cellules souches : culture 3D, édition génétique, techniques d’analyse pour le contrôle qualité, bioproduction, projets thérapeutiques,… Et pour tous ces profils, nous allons chercher des personnalités compatibles avec notre identité et nos valeurs. On y tient beaucoup. Alors si des candidat(e)s se projettent chez TreeFrog et sentent qu’ils "collent" à l’état d’esprit, qu’ils foncent et nous envoient une candidature. Nous n’aurons pas nécessairement toujours un poste ouvert au moment "T", mais nous rappellerons le moment venu.

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Marie Catoire

L'intégralité de cette interview est à retrouver dans Ô Boulot, samedi 16 octobre à 20H30.

Au programme d’Ô Boulot également :

+ d’infos : www.artisanat-nouvelle-aquitaine.fr

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