Ce lundi 14 au soir, le top départ a été donné pour la 27e édition du Festival du film d'Histoire de Pessac. Le public est venu en nombre pour assister à la conférence inaugurale. Toute la semaine, une centaine de longs et courts-métrages seront en compétition.
La salle était comble, ce lundi 14 au soir, pour inaugurer l'édition 2016 du Festival international du film d'Histoire. Ce grand rendez-vous de l'automne à Pessac a investi, pour la 27e année, le cinéma Jean Eustache.
Comme tous les ans, les cinéphiles sont venus en nombre. Le public, d'un certain âge, a rapidement rempli la salle jusqu'au dernier strapontin. Tout ouïe, il a assisté à pas moins de quatre discours d'inauguration, à commencer par celui d'Alain Rousset. Après quelques mots, le président de la région Nouvelle-Aquitaine a rapidement cédé la parole au président d'honneur du festival, Jean-Noël Jeanneney, qui a déclaré :
Le maire de Pessac, Franck Raynal, lui a succédé en citant Victor Hugo : "Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste". Une belle introduction pour laisser place à la conférence menée par Chardhott Djavann. La romancière iranienne y a évoqué le transculturalisme, la "rencontre des cultures et de la culture".Nous avons eu au cours des années, un grand nombre de thèmes qui sollicitaient l'intelligence et provoquaient l'émotion. Il me semble que celui-ci, par son ambition, est, en vérité, sans pareille. Nous avons décidé de viser haut et de regarder large
Après un bref cocktail, les spectateurs ont réinvesti toutes les salles du cinéma Jean Eustache, pour la première projection lançant le top départ de la compétition. Ils ont découvert "AfterImage", signé Andrzej Wajda, en première française. Le réalisateur polonais, décédé le 9 octobre dernier, y retrace les persécutions subies par les artistes de l’autre côté du rideau de fer, leur refus de se soumettre au "réalisme socialiste". Parmi le public, l'émotion a été forte.
"C'est ce qui est important, provoquer des émotions, des questions, faire réfléchir", a déclaré Vincent Perez. Venu présenter son film, "Seul dans Berlin", en compétition ce mardi 15 à 19h20, le réalisateur a tenu à assister à l'inauguration du festival, "un peu différent" des autres. "Ici, on célèbre l'Histoire", un thème pointu et exigeant selon le cinéaste.
► RETROUVEZ l'éclairage de Valentin Breuil et Lilly Thomann sur le film "AfterImage" :
Toute la semaine, une centaine de films seront projetés dans le cadre de la compétition, dont une trentaine d'avant-premières. Un programme complet pour illustrer le thème, "culture et liberté, d'un festival riche en enseignements.