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Grand Débat : où en est-on en Gironde à l'heure des restitutions ?

© Caroline BLUMBERG / POOL / AFP
© Caroline BLUMBERG / POOL / AFP

Hier, Edouard Philippe a présenté les conclusions du Grand Débat initié il y a deux mois et demi par Emmanuel Macron. Le Premier Ministre a notamment souligné l'exaspération fiscale des Français, un message martelé par les élus lors des rencontres avec le Président de la République.

Par SV

Les Français réclament plus de justice fiscale. C'est l'une des conclusions présentées hier par Edouard Philippe à l'issue des deux mois et demi de Grand Débat. Une préoccupation qu'avaient relayé les élus de la Gironde lors de leur rencontre avec le Président de la République le 1er mars dernier.
 

La précarisation mise en évidence


Le maire de Langon, Philippe Plagnol, était présent. Sa ville est l'exemple même de la "rurbanité", ces communes rurales qui jouxtent une grande métropole et qui en cumulent souvent les inconvénients sans en avoir les avantages.

A Langon, le taux de chômage est élevé, la dépendance à la voiture est importante... Ce n'est donc pas étonnant que la ville soit devenue une place forte des Gilets Jaunes.

Pour tenter de répondre à la précarité d'une certaine population, Philippe Plagnol a mis en place un programme d'aide au logement. Mais cela ne suffit pas. Il avait demandé de l'aide au Président de la République lors de sa rencontre avec lui. 

Pratiquement immédiatement, dans les deux semaines qui ont suivi, une lettre de l'ancien préfet me demandait de réaliser une fiche avec notre expérience et qu'est-ce qu'on pourrait proposer pour les mairies et les communautés de communes.

Philippe Plagnol sait que certaines réponses ont déjà été proposées par l'exécutif comme la loi sur la mobilité. Il espère maintenant une solution pour les logements.

Taxe d'habitation ou nouvel impôt ? 


Autre élu à avoir rencontré Emmanuel Macron le 1er mars dernier, Patrick Bobet. Il n'était pas encore à l'époque Président de la Métropole bordelaise. C'est fort de son mandat de maire qu'il a interpellé le Président de la République sur la suppression de la taxe d'habitation.

Elle représente 20% de ses recettes. Il demande une compensation pour les communes et voit mal comment l'Etat pourrait s'exonérer d'un nouveau prélèvement pour compenser le manque à gagner.

Je ne vois pas d'autre solution qu'un nouvel impôt, un de plus alors qu'on nous dit qu'on va baisser les impôts. Là, je ne vois pas comment on va faire.


Les élus, et les citoyens, attendent maintenant les solutions qu'Emmanuel Macron doit dévoiler dans les prochains jours.

Olivier Prax et Pascal Lécuyer sont allés à leur rencontre ►
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