Coupe de France de football : un 6e tour organisé dans l'urgence

La Fédération Française de Football a donné son feu vert pour le déroulement du 6e tour de la Coupe de France. Trois clubs sont encore en lice en Haute-Vienne. Les joueurs doivent se soumettre aux tests de dépistage anti-Covid et estiment être mal préparés.

Les joueurs, les dirigeants et le coach du club d'Aixe-sur-Vienne se soumettent au test anti-Covid.
Les joueurs, les dirigeants et le coach du club d'Aixe-sur-Vienne se soumettent au test anti-Covid. © F3 Limousin

Pour les clubs de football amateurs, ce n'est pas vraiment une bonne nouvelle. Certes, ils s'apprêtent à retrouver le chemin des terrains. Mais beaucoup ne décolèrent pas car ils ont été prévenus il y a seulement dix jours que le 6e tour de la Coupe de France pourrait finalement avoir lieu ce week-end des 29 et 30 janvier 2021.

En Haute-Vienne, trois clubs sont encore en lice : Feytiat, Aixe-sur-Vienne et Panazol. Feytiat doit se deplacer samedi à Anglet, tandis qu'Aixe-sur-Vienne et Panazol recevront respectivement Boulazac et Neuville-du-Poitou dimanche.
Pour beaucoup, le timing est trop court pour préparer ces rencontres dans les meilleures conditions, à la fois sportives et sanitaires.

 

Dépistage dans les vestiaires

 

Ce jeudi matin, les vestiaires du stade d'Aixe-sur-Vienne se sont transformés en salle de prélèvement. Joueurs et staff se sont soumis à un test anti-Covid PCR, en conformité avec le protocole sanitaire de la Fédération, entre 48h et 72h avant la rencontre. Ils devront également passer un test antigénique le jour du match. Un protocole que beaucoup trouvent trop exigeant. 

Pour le coach de l'AS Aixoise, Franck Réginaud, jouer dans ces conditions est une aberration : "On est un peu pris en otages pour jouer ce match-là. J'aurais préféré que la Ligue et l'ensemble des clubs se positionnent pour ne pas le jouer".

 

Entre envie de jouer et peur de la blessure

 

Mais après trois mois sans match, l'envie pour les joueurs de retrouver le terrain était trop forte. Les clubs participant au 6e tour de la Coupe de France ont bénéficié de dérogations pour pouvoir s'entrainer, tout en respectant le couvre-feu de 18h.

"C'est le seul point positif : se retrouver !", apprécie Guillaume Lévêque, le gardien de but de l'AS Aixoise, "Pour certains, on s'est souhaité la bonne année ! Rechausser les crampons, taper dans le ballon, courrir... pas trop longtemps et pas trop vite parce qu'on a du mal. Mais c'est quand même un gros moment de plaisir !"

Du côté des dirigeants, le discours n'est pas forcément le même. Au Club Sportif de Feytiat, le président Gérard Lathière ne décolère pas. Il s'inquiète pour l'intégrité physique de ses joueurs, qui se déplacent ce dimanche à Anglet, dans le Pays Basque : "Ils n'ont pas joué depuis fin octobre, et vont se retrouver à partir à 6h30, arriver à midi, jouer à 13h30 et rentrer dans la foulée malgré la dérogation. Je crains beaucoup les blessures pour les joueurs".
 

Au niveau national, plusieurs clubs ont préféré déclarer forfait, estimant qu'ils n'avaient pas le temps de préparer ce match dans de bonnes conditions.
Petite compensation : cette année, les clubs qui passeront ce 6e tour toucheront une prime de 7500€. Encore faudra-t-il qu'ils puissent le disputer, en fonction du résultat des tests sanitaires...

 

Polémique autour du 6e tour de la Coupe de France de football

 

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