Difficile de s'adapter au protocole sanitaire imposé par la pandémie de coronavirus. Dans les petits clubs de football par exemple impossible de partager les vestiaires. Illustration à La-Jonchère-Saint-Maurice en Haute-Vienne.
Des joueurs qui se changent dans leur voiture... L'image est cocasse, mais il va falloir si habituer...
"On n'a pas de vestiaire, on ne peut pas mettre les quatre équipes dedans à cause du corona, du coup on n'a pas le choix. Là ce n’est pas l’été du coup c’est plus galère." Explique un joueur alors qu'il se change dans sa voiture. Un de ses coéquipiers explique qu'il aurait bien pris un douche, il la prendra chez lui.
Les clubs doivent suivre un protocole strict imposé par la ligue de football de Nouvelle Aquitaine, notamment pour l'utilisation des vestiaires.
"Je n’ai pas vu d’interdiction de pouvoir se changer dans les vestiaires que ce soit pour le match de lever de rideau ou le match principal. Après la condition bien entendu c’est de ne pas entrer à 14 dans un vestiaire, et faire en sorte qu’une fois qu’une équipe s’est changée, désinfecter un minimum les choses qui ont pu être touchées par les joueurs qui se changent." Précise Jacques Pleinevert, président du district de football de la Haute-Vienne.
Une contrainte parfois difficile à appliquer pour les clubs.
"Nous n'avons pas forcément les bénévoles nécessaires pour pouvoir faire le nettoyage des vestiaires entre chaque passage. On a préféré laisser notre place et nous changer dans la buvette, le local technique ou même les voitures, pour que nos adversaires puissent se changer dans de bonnes conditions."Explique Jérémy Javerliat président du club de La Jonchère-Saint-Maurice en Haute-Vienne.
Une situation parfois mal vécue par certains joueurs qui ont du mal à accepter les mesures mise en place.
Tous les autres matchs qu’on a faits, tout le monde arrive et se fait la bise on s’en fout. On va pas faire genre devant les gens parce que voilà quoi. Au bout d’un moment c’est chiant. S'insurge un joueur.
Il prend des risques. Il n'y aura pas de passe droit. La fédération française de football envisage de sanctionner les joueurs et les dirigeants récalcitrants
Des sanctions pouvant aller jusqu'à 3 mois de suspension.