1400 fidèles musulmans réunis à Beaubreuil pour la fin du ramadan

Dans le respect des gestes barrière et avec l’autorisation de la préfecture, 1400 musulmans se sont réunis jeudi 13 mai près de la mosquée de Limoges nord pour l’Aïd el-Fitr. 

Les fidèles réunis à l'extérieur de la mosquée
Les fidèles réunis à l'extérieur de la mosquée © F3 Limousin / Noelle Vaille

En 2020, cette fête traditionnelle n'a pas pu avoir lieu. Et c'est un peu comme si Noël avait été interdit pour les chrétiens. Mais Les fidèles musulmans l’ont accepté, car selon Moustapha Bouya, président du conseil régional du culte musulman du Limousin, “dans notre religion, la priorité est donnée à la protection des personnes. Une célébration peut être annulée pour protéger la santé des gens”. 

 

2 prières distinctes 

Ce jeudi 13 mai, deux prières distinctes se sont déroulées sur le parking privé autour de la mosquée de Limoges-Beaubreuil. La première a eu lieu vers 9h00 et a réuni 900 fidèles. La seconde s’est déroulée à 10h30 avec 500 personnes. 

Ainsi, les gestes barrières ont pu être respecté. Seules une cinquantaine de fidèles ont pu prier à l’intérieur de la mosquée.  

L’an passé, tout le monde avait peur. Cette année, on sait que le virus existe et il faut vivre avec. Tout le monde essaie de s’adapter. On a mis en place tout ce qui est nécessaire pour accueillir les gens dans de bonnes conditions : la distanciation, le gel et des masques. 

Moustapha Bouya, président du conseil régional du culte musulman du Limousin 

 

Grande mosquée fermée 

La grande mosquée de Limoges a de son côté décidé de rester fermée tout au long de cette semaine puisqu’elle ne peut pas accueillir un grand nombre de fidèles dans de bonnes conditions en période de crise sanitaire. 

Hassan Izzaoui, recteur imam de cette grande mosquée, indique par ailleurs qu’il a renoncé à organiser la prière de l’Aïd el-Fitr au parc des expositions comme il le fait chaque année. 

Il n’aurait pas été responsable de faire venir 3000 personnes au même endroit pour une grande prière. On ne sait pas comment les gens se seraient comportés. C’est une question de conscience pour nous.  

Izzaoui Hassan, recteur imam de la grande mosquée 

 

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