Allergie. "Le bouleau commence à émettre du pollen, et rejoint l'aulne et le saule" : risques élevés aux pollens en Limousin

Les personnes concernées le savent : la saison du pollen a sonné ! Pour alerter au mieux les plus fragiles, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a placé Haute-Vienne, Creuse et Corrèze, en alerte en raison de la pollinisation des bouleaux en cette fin mars. Ils seront bientôt rejoints par les graminées.

Attention au pollen ! Près de 70 départements de métropole sont placés, ce 2 avril, en "risque d'allergie élevé" par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Sur la carte diffusée par l'organisme, ces départements colorés en rouge se trouvent au nord d'une ligne tirée de La Rochelle à Marseille, dont le Limousin fait partie.

Pourquoi cette alerte ? Le RNSA prévient les populations lorsque les plantes allergisantes commencent à émettre du pollen. En ce moment, fin mars, ce sont principalement les bouleaux qui commencent à disperser au vent leurs grains en France. "Le bouleau commence à émettre du pollen, et rejoint l'aulne et le saule qui le font déjà depuis le début de l'année. Pour le noisetier, c'est fini," souligne Olivier Juniat, jardinier à l'Établissement de santé de Sainte-Feyre (Creuse).

Les pollinariums, des jardins - observatoires

Le jardinier s'occupe du pollinarium de l'hôpital, le seul en Limousin avec celui du jardin de l'Évêché à Limoges. Dans ces lieux sont regroupés des échantillons d'espèces allergisantes locales, qui sont observées chaque jour pour détecter leur période de pollinisation. Dès qu'un plant commence à émettre des grains, une newsletter est envoyée aux abonnés du réseau alertepollens.org. Cela permet de prévenir rapidement les personnes allergiques pour qu'elles prennent leurs dispositions - des traitements par exemple - lorsque le pollen point.

L'avantage d'un pollinarium, c'est de pouvoir observer au jour le jour l'apparition de pollen chez les plantes, dont la date diffère d'année en année et en fonction des régions. Cette année par exemple, les bouleaux ont fleuri un peu plus tôt que d’habitude, avec une semaine d’avance, en raison de l'hiver doux. "Et vu la météo prévue ce week-end, les graminés vont s'y mettre aussi : on ne va pas tarder à lancer une alerte sur la flouve odorante et le vulpin des prés, explique Olivier Juniat. Les graminés, ce sont des plantes très communes dans nos pelouses, qu'on ne suspecte pas forcément en ville lorsque les pelouses sont régulièrement tondues."

Pour rappel, le pollen est composé de petits grains qui permettent à certains types de plantes de se reproduire. Il est parfois porté par les insectes, comme beaucoup de fleurs, ou dispersés par l'action du vent. Seuls certains pollens sont allergisants chez l’humain : ils peuvent provoquer des démangeaisons des yeux, du nez et de la gorge, ou encore un nez qui coule, des éternuements, voire maux de tête. Ces symptômes qui peuvent être exacerbés par les épisodes de pollution atmosphérique qu’on peut connaître de façon chronique aujourd'hui.

Quelques règles simples pour se protéger

Il faut déjà savoir que les émissions de pollens s’intensifient avec le soleil, que le vent les fait voler et, qu’on contraire, la pluie les tasse au sol.

Il est bon d’aérer sa maison en dehors de la journée, très tôt le matin ou très tard le soir. Lorsqu’on prend la voiture, il vaut mieux éviter de rouler les fenêtres ouvertes.

Quand on souffre d'allergies, il est recommandé de se rincer les cheveux tous les soirs, car les pollens se collent au niveau de la chevelure et on peut les respirer la nuit sur l’oreiller.

Pour la même raison, lorsqu’on lave son linge, Il vaut mieux privilégier un séchage en intérieur en période d'allergies pour éviter que les pollens ne collent aux textiles.