Basket : Pau attendu à Limoges comme il se doit

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Écrit par François Clapeau

Le Limoges CSP recevra dimanche 23 janvier à 17h à Beaublanc l’Elan béarnais. Malgré une jauge à 2000 spectateurs pour cause de Covid, ce rendez-vous est toujours très attendu par les fans de basket. Et cette année, les deux équipes sont dans le haut du tableau...

4e contre 8e… Ce sont deux équipes en course pour les playoffs qui se rencontreront dimanche sur le parquet de Beaublanc. La 17e journée du championnat de France de basket sera marquée par un Clasico prometteur.

Comme un match d'Euroligue

Le Limoges CSP se remet encore de sa défaite à Strasbourg 97-66 qui a brutalement mis fin à une belle série de victoire. Mais les joueurs, même étrangers ont conscience de ce qui les attend, à l’image de la révélation CJ Massinburg : "Le dernier match est derrière nous, et les tous les fans nous disent maintenant de battre Pau. Je comprends que c’est une longue histoire entre Limoges et Pau. Alors on va jouer comme si ce n’était pas le championnat, mais l’Euroligue."

Hâte d’enchaîner

Un telle affiche après une telle défaite ne peut que remobiliser les troupes, même si pour le capitaine Nicolas Lang, et tel coup de fouet n’était pas nécessaire : "Même avant le match contre Strasbourg, je n’ai pas senti l’équipe trop confiante. On a perdu dans les grandes largeurs, mais à aucun moment, c’était dû à une certaine suffisance. On n’a pas ce genre de gars cette année. Mais c’est clair que clasico ou pas, quand tu prends 30 points le samedi, tu as hâte d’enchaîner sur le prochain match."

Pas besoin de répéter

L’international ne doute pas une seconde de la motivation de ses coéquipiers : "Si j’avais des gars qui n’étaient pas au courant ou qui s’en foutaient de l’histoire, je serais obligé d’aller leur parler. Là, on leur a déjà dit en août, c’est des mecs qui sont sur les réseaux où on leur dit « Beat Pau !», et en plus de ça on a pris 30 points le week-end dernier. Je ne pense pas avoir besoin de leur répéter que c’est un match important."

"Je respecte l’histoire, mais je respecte tous les matchs."

De son côté, le coach cercliste Massimo Cancellieri essaye tant bien que mal de faire abstraction de ce contexte particulier : "Je prépare un match normal. Je dois penser d’abord à l’équipe et à la préparer avant de penser que c’est un match spécial (…). Je sais que ce match est important, mais si je dis que ce match est plus important que les autres, on me demandera pourquoi les autres sont moins importants. Il est important comme les autres. Je respecte l’histoire, mais je respecte tous les matchs."

Deux identités

Au-delà de la rivalité entre les équipes, le match sera intéressant sur le plan sportif pour des groupes très différents qui réalisent tous les deux de belles prestations cette saison. 

Nicolas Lang analyse : "Je pense que c’est une opposition de style dans les grandes largeurs. A début de l’année, tout le monde se demandait comment on allait jouer sans vrai meneur, avec des joueurs de grande taille. Et pour Pau j’entendais aussi beaucoup d’interrogations sur leur jeu avec deux meneurs de petite taille, qui se ressemblaient un peu dans le style de jeu. Au final, les deux équipes ont réussi à trouver leur identité."

Dithyrambique

Massimo Cancellieri n’est pas avare de compliments sur le futur adversaire : "Je suis dithyrambique (en français dans le texte). C’est une équipe pleine de talent. Il y a 10 très bons joueurs. C’est un match global. Il faut simplement se battre contre ces bonnes individualités." 

Sans dévoiler sa stratégie, l’entraîneur nous confie ce qui pour lui représente une clef du match : "On ne peut pas les laisser jouer comme ils veulent. Sinon on va les suivre au lieu de les stopper. On doit les attaquer avant qu’ils nous attaquent."

Ambiance

On verra si la recette fonctionne ce dimanche dans un palais des sports de Beaublanc qui sera à nouveau privé de plus de la moitié de ses supporters. 

Une situation frustrante pour tous, mais qui n’inquiète pas trop Nicolas Lang dont l’équipe a reçu dans les mêmes conditions le Paris Basket : "Contre Paris, l’ambiance était déjà supérieure à plein de salles de France pleines."