Fin du coup de pouce sur les tickets restaurant : réactions à Limoges

Publié le Mis à jour le

Depuis le 1er juillet, les mesures mises en place par le gouvernement il y a 2 ans pour soutenir le secteur de la restauration, en pleine épidémie de Covid, sont supprimées. Le plafond quotidien de paiement par tickets restaurant revient à 19€, et il n'est plus possible de les utiliser le week-end et les jours fériés.

C'est un titre de paiement qui concerne 4 millions de salariés en France : le ticket-resto, financé en partie par l'employeur comme participation aux frais de déjeuner ou d'achats alimentaires des salariés.

En juin 2020, en pleine épidémie de Covid-19, le gouvernement avait choisi d'en assouplir l'utilisation : plafond quotidien doublé à 38€, utilisation possible les week-ends et jours fériés. L'objectif était de soutenir le secteur de la restauration, mis à mal par la situation sanitaire.

Deux ans plus tard, ces petits avantages prennent fin. Retour à la normale avec un plafond limité à 19 € par jour, et plus de paiement par tickets-resto les week-ends et jours fériés.
Une nouvelle pas toujours bien reçue par les consommateurs, comme ces clients attablés à une terrasse de Limoges ce samedi 2 juillet : "C'est embêtant parce que parfois, pour faire les courses, 38 € ça allait vite, donc là 19 € ça va aller très vite. [...] Quand on veut se faire un bon restaurant, ou même inviter la personne qui déjeune avec nous, maintenant on va être limité, c'est dommage."

Les clients n'étaient pas seuls à plébisciter cette mesure. En février dernier, une enquête montrait que six restaurateurs sur dix étaient favorables au doublement du plafond des titres-restaurants. C'est le cas de ce gérant d'un restaurant place de la République à Limoges, qui déplore ce retour en arrière : "C'est de l'argent qui était réinjecté directement dans l'économie, qui nous faisait travailler et permettait à tous ceux qui ont des problèmes de pouvoir d'achat de s'offrir un restaurant une fois de temps en temps."

Pour Laurent Denys, également restaurateur à Limoges et président de la branche café-brasserie à l'UMIH 87 (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie), ce retour à la normale était inévitable : "On revient à une situation initiale qui a été longtemps repoussée. Ce n'est pas notre principale inquiétude aujourd'hui. C'est davantage le rebond de l'épidémie".

Un retour en force des cas de Covid qui pourrait à nouveau mettre le secteur de la restauration en difficulté, en pleine saison touristique.