Limoges : le centre expert autisme diagnostiquera, mais n'accompagnera plus les enfants

La salle d'attente du Centre Expert Autisme de Limoges / © France 3 Limousin
La salle d'attente du Centre Expert Autisme de Limoges / © France 3 Limousin

Dans un communiqué, l’agence régionale de santé (ARS) annonce vouloir pérenniser le centre expert autisme de Limoges. Mais dans les faits, la structure va devenir un simple centre de diagnostic, n’accompagnant plus les familles.

Par Richard Duclos

Changements en vue pour le centre expert autisme de Limoges : cet établissement pilote, unique en France, va en effet perdre une partie de ses prérogatives, et de fait disparaître dans sa forme actuelle.

Car désormais, la structure va se consacrer uniquement au diagnostic précoce des troubles du spectre de l’autisme (TSA). L’accompagnement des enfants, dont elle s’occupait jusqu’ici, sera maintenant assuré par d’autres structures.

L’ARS (Agence régionale de santé) justifie sa décision en avançant une clarification des rôles de chacun, destinée à améliorer l’efficacité de la prise en charge des enfants autistes.


Limoges : le centre expert autisme diagnostiquera, mais n'accompagnera plus les enfants
Dans un communiqué, l’agence régionale de santé (ARS) annonce vouloir pérenniser le centre expert autisme de Limoges. Mais dans les faits, la structure va devenir un simple centre de diagnostic, n’accompagnant plus les familles. Reportage : Hugo Lemonier et Pascal Coussy. Avec : Emilie Vennat-Louveau, maman de Zélie, vice-Présidente de "Autisme Limousin" ; François Négrier, directeur de la délégation départementale Agence Régionale de Santé en Haute-Vienne. - France 3 Nouvelle-Aquitaine


Coup dur pour les familles


Mais pour les familles, cette annonce est un immense recul. Emilie Vennat-Louveau, dont la fille Zélie fait partie de la centaine d’enfants suivis par le centre, craint déjà les conséquences des changements à venir.

"Quand j’ai appelé le centre expert autisme pour Zélie, en 48 heures j’avais un rendez-vous, et en six mois on avait le diagnostic et le début de la prise en charge", raconte-t-elle. "Là, concrètement, on va perdre du temps, et plus un enfant est pris en charge tôt, plus il va progresser."

A la fin du mois de mai, l’ARS doit encore rendre un rapport définitif d’évaluation du centre, dont, selon un rapport intermédiaire, "le financement nécessite d’être sécurisé et les modalités de fonctionnement et les résultats améliorés".


 

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