Limoges : demande d'amnistie pour les conducteurs victimes du radar chantier de l'A20

L'association 40 millions d’automobilistes demande l'amnistie pour les conducteurs flashés en septembre par un radar chantier sur l'A20 à Limoges. Un radar dont la vitesse de contrôle a depuis été relevée, et qui a surpris de nouveaux usagers.

C'était le 4 septembre dernier. Cet habitant de Saint-Maurice-les-Brousses passe sur l'A20. Il doit aller arbitrer un match. Pas de chance, il passe devant le radar chantier. 78 kilomètres par heure, 73 retenus. C'est l'amende. Dans son rétroviseur, il a la curiosité de jeter un coup d’œil. 

"Les trois voitures après moi ont été flashées elles-aussi". 

C'est peu dire que l'engin a pris les conducteurs à contre-pied. 70 kilomètres par heure sur l'autoroute, ce n'est pas très facile à respecter. Difficile d'évaluer le nombre des victimes du fameux radar chantier, mais elles se comptent vraisemblablement par dizaines. C'est pourquoi l'automobile club du Limousin a entamé les démarches pour qu'une amnistie soit déclarée.

Un recours collectif a été lancé 

"Nous avons reçu une douzaine d'appels. J'ai une une personne de Rilhac-Rancon. Âgée de 70 ans. Elle a été flashée 6 fois. On ne veut pas que l'Etat abuse de cette situation. Le radar est passé à 90. Des personnes nous demandent : pourquoi n'était-il pas calibré à 90 dès le départ? " explique Christian Ducher, président de l'automobile club du Limousin.

L'automobile club espère la clémence et demande qu'au moins les points ne soient pas retirés aux conducteurs s'étant fait flashés au dessus de 70 kilomètres par heure. Les PV étant réglés, difficile par contre d'envisager le remboursement de l'argent. 

L'automobile club a affûté ses arguments. Sont notamment pointés : la signalisation jugée insuffisante indiquant l'emplacement du radar et la présence de glissières de sécurité qui ne mettraient pas en danger la vie des ouvriers du chantier. 

Contestation de PV, mode d'emploi 

Pour contester un PV, il faut être rigoureux et réactif. Il n'y a qu'un délai de 45 jours pour réagir. Il faut ensuite renvoyer l'original de la contravention, les papiers d'identité, le formulaire joint à l'amende pour contester en cochant la case n°3 et aussi la copie de la consignation. "Il ne faut pas régler mais consigner. C'est un préalable pour que la contestation soit recevable" explique Charlotte Dubois-Maret, avocate titulaire d'un DU en droit routier. Il faut payer via la carte de consignation, l'argent est consigné et s'il n'y a pas de poursuites, la somme est restituée. 

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