Race limousine : vente de taureaux inédite près de Limoges

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Ce jeudi 16 juin 2022, la vente de taureaux du Pôle de Lanaud, près de Limoges, a attiré du monde de l’étranger, notamment des éleveurs belges en visite en Haute-Vienne.

Depuis ce jeudi 16 juin et jusqu’à ce samedi, une quarantaine d’éleveurs de vaches limousines, basés en Belgique, découvrent la Haute-Vienne et surtout le Pôle de Lanaud, siège de la sélection de la race, situé à Boisseuil, près de Limoges. Ils font partie du Herd-Book limousin belge, c’est-à-dire de l'organisme certificateur de la race limousine en Belgique qui s’occupe des livres généalogiques, des pédigrées, des admissions, des pesées et des pointages.

Ce matin-là, ils sont venus assister à la vente de taureaux du Pôle de Lanaud. Nicolas de Wilde, jeune éleveur belge, passionné découvre pour la première fois cet endroit quasi mythique pour lui.

C’est quelque chose… venir ici, là où il y a le top de toutes les limousines, échanger avec les éleveurs français, savoir comment ils font, comment ils préparent les bêtes.

Nicolas De Wilde, éleveur belge

Pour Vincent Rabeux, Président du Herdbook Limousin en Belgique, c’est l’occasion de "connaitre encore mieux la race limousine présente en Belgique depuis 1976. Ce qui nous manque parfois c’est d’avoir un retour sur notre activité. Alors, ces rencontres sont profitables pour nous et les Français. Sur la région wallonne, la limousine représente 13% du cheptel, soit 35 000 vaches".

 

Ces Belges ne se contentent pas d’assister à la vente. Ils viennent aussi pour acheter. "Il faut semer pour récolter, donc quand on achète un taureau, c’est seulement 5 ans après qu’on sait si c’était le super taureau. Mais ça fait partie du deal, d’acheter le taureau qui plaît… parfois on l’achète en copropriété avec un autre. Le commerce fait un peu partie de notre ADN."

 

Preuve de la reprise d’activité, pour cette vente, il n’y a pas que des éleveurs belges, il y a aussi des éleveurs britanniques, espagnols, portugais, raconte Sophie Mournetas, technico-commerciale chez Interlim. 

C’était plus compliquée pendant ces deux dernières années. Là, on sent qu’il y a une envie de repartir, reprendre du relationnel sur des ventes, des concours, pour le rachat de notre génétique.

Sophie Mournetas, technico-commerciale chez Interlim

Lors de la vente, un taureau de 14 mois a été adjugé à des éleveurs de Moselle… Séducteur, un nom bien choisi pour cet animal parti pour 26100 euros, le record du Pôle de Lanaud.