VIDEO. Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine : " Ce sont les collectivités locales organisées qui défendront demain la République si le Rassemblement national arrive au pouvoir"

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Président de la région Nouvelle-Aquitaine, le socialiste Alain Rousset est l'invité de Dimanche en Politique en Limousin. Au sommaire de l'émission : la situation sociale en France, les rapports avec ses opposants ainsi que la situation du train et de la route.

Crise sociale et démocratique que traverse le pays, rapports de force politiques au sein de l’hémicycle régional et les dossiers structurants pour les Limousins comme le POLT, les TER ou les routes ainsi que la situation économique de la Région, Alain Rousset avance ses arguments.
Largement réélu en 2021, le socialiste Alain Rousset effectue son 5ᵉ mandat en tant que président du Conseil régional, son deuxième à la tête de la région élargie de Nouvelle-Aquitaine. 

Morceaux choisis

Sur la crise sociale : "La France est divisée, inquiète et c'est là où tous les dangers peuvent arriver avec notamment, le plafond de verre étant brisé, une victoire du Front national aux élections présidentielles, je pense que c'est possible. Quand je proposais mon argument de VIᵉ République décentralisée, il y a un argument qui m'était renvoyé par l'appareil d'État qui était de dire : il y a un risque de Front national chez toi ou dans d'autres régions. C'est l'inverse qui se passe : ce sont les communes, les collectivités locales organisées qui défendront demain la République si le Rassemblement national arrivait au pouvoir". 

Sur les "méga-bassines" : "Je serai dans la nuance, car ce dossier est très paradoxal. On ne peut pas parler de la même manière de réserves d'eau, de retenues collinaires quand on est en Lot-et-Garonne, en Limousin ou dans les Deux-Sèvres. En Corrèze ou en Lot-et-Garonne, sur un cycle de ruissellement de l'eau, on va pouvoir faire un lac collinaire qui soit utilisé pour l'eau potable, les zones humides, le cas échéant l'irrigation, pour l'élevage...etc.. Dans les Deux-Sèvres, on a un sous-sol calvaire, émietté qui ne peut pas garder l'eau. Donc c'est ça la vertu projet : si on veut éviter de pomper dans les nappes tout le temps, y compris l'été, il faut qu'on réserve l'eau pour des cultures bio. Ce n'est pas le problème du maïs, il est en effondrement complet dans les Deux-Sèvres.

L'usage de l'eau dans le domaine agricole va être conditionné au type d'agriculture qui va être mené : premièrement une baisse drastique des pesticides : s'il n'y pas un contrat entre l'agriculteur et la réserve d'eau, l'agriculteur ne pourra pas bénéficier de l'eau.

Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine (PS)

L'engagement de la Cop de l'eau qui porte ce dossier, c'est -50% d'ici 2025. Par contre, à nous responsables publics -l'Etat, la Région- d'accompagner les agriculteurs dans d'autres types de productions. (...) Si demain ces réserves ne se font pas, les agriculteurs vont continuer à pomper dans la nappe et comme li n'y aura pas de conditionnalité, ils vont continuer à mettre des intrants, des pesticides, de l'azote et c'est tout le problème. Il faut que ces bassines soient gérées publiquement.

Une interview réalisée par  Annaïck Demars et Philippe Mallet de France 3 Limousin.

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