Petites gares du Limousin : Saint-Sulpice-Laurière, son dépôt et ses Ginkgos Bilobas

Découverte des gares rurales du Limousin. Celle de Saint-Sulpice-Laurière en Haute-Vienne a été construite à la moitié du XIXe siècle. Elle fût dès le départ un noeud ferroviaire très important et a permis un fort développement de la commune qui y comptât jusqu'à 800 cheminots.

La gare de Saint-Sulpice-Laurière fût érigée en 1856
La gare de Saint-Sulpice-Laurière fût érigée en 1856 © Martial Codet-Boisse
 Fin XIXe siècle, la gare de Saint-Sulpice-Laurière est construite
Fin XIXe siècle, la gare de Saint-Sulpice-Laurière est construite © Photothèque Paul Colmar
1856, la vapeur arrive à Saint-Sulpice-Laurière. Une gare est construite, le petit bourg de Haute-Vienne devient un véritable noeud ferroviaire pour aller dans les 2 directions, Paris-Toulouse et vers Montluçon voire plus loin... Axe transversal, outil formidable de développement pour la commune.

La SNCF a amené un mode de vie avec des gens qui avaient de l'argent dans un milieu rural plutôt pauvre, avec la création de maisons cossues, de commerces, de bars, plus d'une vingtaine sur la commune. Jean-Michel Peyrot, maire de Saint-Sulpice-Laurière et cheminot à la SNCF

Commerces, école d'apprentissage, club de foot, fanfare même. Grâce au train, à son apogée Saint-Sulpice-Laurière comptera plus de 2000 habitants.  Curiosité devant la gare, la plus ancienne espèce d'arbre connue sur la planète, symbole de la ville de Tokyo : des Ginkgos Bilobas plantés ici en 1864.

L'ingénieur M. de Leffe avait fait un séjour au Japon où il était devenu ami avec le frère de l'Empereur. Ce dernier est venu lui rendre visite à Saint-Sulpice-Laurière et lui a apporté en cadeau 13 plants de Ginkgos Bilobas, il en reste 12 aujourd'hui. José Garcia, association Nature et Patrimoine Monts d'Ambazac

12 Ginkgos Bilobas, l'arbre emblématique du Japon, sont plantés depuis le XIXe siècle devant la gare
12 Ginkgos Bilobas, l'arbre emblématique du Japon, sont plantés depuis le XIXe siècle devant la gare
Henri Rigaud, 82 printemps, a travaillé 27 années comme cheminot à Saint-Sulpice-Laurière. Il a attelé le dernier train à vapeur en 1967 dans le dépôt proche de la gare, une immense rotonde aujourd'hui rasée qui pouvait accueillir de nombreuses locomotives. "Le dépôt accueillait 22 machines avec un pont tournant. Quand une équipe arrivait, le train était prêt, le charbon était mis, la machine était mise en pression, prête à partir", se souvient Henri Rigaud.
L’impressionnante rotonde de la gare de Saint-Sulpice-Laurière au siècle dernier
L’impressionnante rotonde de la gare de Saint-Sulpice-Laurière au siècle dernier © Photothèque Paul Colmar
"La belle saison" de Catherine Corsini, "Ceux qui m'aiment prendront le train" de Patrice Chéreau, le cinéma aussi a été séduit par Saint-Sulpice-Laurière. Une gare toujours active avec 20 circulations de trains chaque jour, 80 abonnés et la mise en place d'une télécommande depuis la gare, des aiguillages de La Souterraine, Ambazac et Forgevieille.
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