Un débat public pour choisir l'avenir du traitement des déchets en Haute-Vienne et en Creuse

Publié le Mis à jour le
Écrit par Thomas Noa .

Du 12 septembre au 21 octobre 2022, un débat public, va permettre aux citoyens du Limousin de choisir entre différents scénarios du traitement des déchets en Creuse et en Haute-Vienne.

Un débat public sur l'avenir des déchets en Haute-Vienne et en Creuse... A partir du 12 septembre, vous êtes appelés à vous exprimer sur le traitement des déchets non recyclables, car l'usine d'incinération de Limoges Métropole devra fermer d'ici dix ans. 

Avec l'évolution de la législation européenne, française mais aussi départementale, la gestion des déchets résiduels dans la nord du Limousin va être fortement modifiée dans les années à venir. Une gestion qui à aussi pour objectif de garantir l'autonomie du territoire et de limiter l'impact sanitaire et environnemental dans le traitement de ses déchets. "Spontanément, une éventuelle construction d'usine de valorisation énergétique qui brûle des déchets, ça ne plait pas à grand monde. L'idée, c'est d'expliquer pourquoi nous le faisons. L'usine actuelle sera obsolète d'ici 2030. Mais même d'ici 2030, il y aura toujours des déchets sur le territoire", confie Guillaume Guérin, président de Limoges Métropole.

Traitement actuel des déchets en Haute-Vienne et dans la Creuse 

Construite en 1989, la Centrale énergie déchets de Limoges Métropole (CEDLM) est le lieu de traitement des déchets dans la nord du Limousin. A titre d'exemple, en 2021, 96.718 tonnes de déchets, en provenance des communes du territoire de l'entente communale, y ont été traités. Une centrale reliée à deux réseaux de chaleurs à Beaubreuil et au Val de L'Aurence. Mais la centrale, vieillissante, risque selon les prévisions de ne plus être exploitable à partir de 2030.

En plus de ce ce site, les déchets résiduels de l'Est de la Creuse sont traités en dehors de la Nouvelle-Aquitaine dans l'Indre et dans l'Allier. Mais un arrêté préfectoral va interdire le transferts de déchets d'une région à l'autre pour limiter la pollution. 

Enfin, 60 000 tonnes de déchets ont été stockées en 2021 sur l’Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND) Alvéol, dont la fin de l'exploitation est prévue pour 2039.

Quatre scénarios possibles 

Alors, depuis le mois de février 2020,Le Syded 87, Evolis 23 et Limoges Métropole ont décidé de se regrouper autour d'une "Entente Intercommunale" pour réfléchir ensemble à l’avenir du traitement des déchets résiduels en Haute-Vienne et Creuse. Tous sont confrontés aux mêmes défis : l'autonomie, le respect des réglementations et la transition énergétique. "L'idée, c'était de se réunir pour se dire, nous allons essayer d'optimiser les choses dans le cadre du traitement des déchets" confie Alain Auzeméry, président du Syded 87.

"C'est plutôt bien pour nous Creusois, nous n'avons pas la taille critique pour exister seuls", ajoute Patrick Rougeot, président d'Evolis 23.

Ce regroupement acté envisage de mutualiser ses moyens et ses infrastructures. Ainsi, après deux années de réflexion, 3 scénarios vont être proposés aux citoyens : 

  • La modernisation de la centrale actuelle (nouvelle unité de valorisation énergétique et un nouveau réseau de chaleur).
  • La construction d'une autre centrale sur le site de la centrale actuelle 
  • Une nouvelle construction sur un autre site
  • Garder la centrale actuelle en l'état et miser une une réduction de la production de déchets.

L'association Barrage Nature Environnement a déjà prévu de s'exprimer, elle mise davantage sur la réduction du nombre de déchets. La balle est donc dans le camp des citoyens.

À vos votes !

Cette concertation durera 6 semaines. Des réunions publiques seront organisées, on peut aussi s’exprimer sur internet.

Le tout sous l’œil de deux garantes indépendantes qui veillent sur la transparence du processus. "Tout le monde est traité sur un pied d'égalité, toutes les voix comptent de la même façon", affirme Dominique Ganiage, garante de la concertation.

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