Intempéries en Aquitaine : l'inquiétude des agriculteurs

Publié le Mis à jour le
Écrit par Maïté Koda .

Les intempéries, et les orages  qui se succèdent sur l'ensemble du territoire français font bien des dégâts. Pour les agriculteurs, la situation est particulièrement compliquée à gérer.

S'il est trop tôt pour dresser un bilan de ces intempéries de mai, une chose est sûre l'ensemble de la saison agricole qui est déjà perturbée.

Au pays Basque, les piments d'Espelette ne font que quelques centimètres, et leurs feuilles sont jaunies, conséquence du trop plein d'eau de ces dernières semaines.

 





 

Partout dans la région, les agriculteurs sont en difficulté avec leurs semis : de nombreuses parcelles n'ont pu être semées dans des terres détrempées, voir inondées. Or une date limite était fixée au 31 mai par la réglementation.





"Nous allons demander une dérogation, pour pouvoir repousser les dates limites de réalisation de semis, assure Dominique Graciet, président de la chambre d'agriculture de Nouvelle-Aquitaine.   Il est important de pouvoir protéger au mieux les agriculteurs."

 

 

 

 

Autre secteur gagné par l'inquiétude : les éleveurs de vaches, chevaux, moutons ou porcs. "C'est très compliqué pour les fourrages, note Dominique Graciet, on n'a jamais plus de trois jours de beau temps d'affilée. Il ne peuvent pas sécher". 





On n'a pas pu faire les foins

 

Joseph Stuick, agriculteur à Brugnac dans le Lot-et-Garonne peut en attester. La pluie incessante a nuit à la qualité de son herbe. "On n'a pas pu faire les foins, raconte-t-il. A chaque fois de nouveaux orages étaient annoncés. On n'a rien fauché, et en plus, d'après la météo, le temps ne devrait pas s'arranger dans les huit jours à venir".







D'autant plus que pour Joseph, comme pour les autres, ces dommages ne sont pas pris en compte par les assurances. "La saison est un peu pourrie", reconnait-il.  Pour autant l'éleveur lot-et-garonnais veut garder le sourire. "On a aussi du blé et du colza, ils sont un peu couchés mais on s'en tire quand même bien. Quand je vois les collègues qui ont souffert de la gêle ou autre...", nuance-t-il avant de conclure, philosophe. 



Un paysan qui ne rale pas est un paysan malade ! 













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