Ce décès est un choc. L'association agenaise La Mouette, spécialisée dans la protection de l'enfant, reçoit des appels bouleversants de particuliers qui ne savent pas quoi faire pour aider. Le père biologique va se constituer partie civile. La mère ne verbalise pas pour l'instant ce qui est arrivé.
Entre colère, angoisse et besoin d'exprimer sa solidarité. Le sort de cette petite fille de 18 mois, violée et tuée sous les coups du compagnon de sa mère n'en finit pas d'émouvoir.
La jeune maman de 24 ans et son compagnon sont en prison depuis samedi. L'homme de 30 ans a reconnu les faits de violence mais pas le viol. Comment une jeune fille décrite comme calme dixit son avocate commise d'office, Isabelle Gillet, peut avoir passé sous silence ces faits d'une telle gravité ? Elle est poursuivie pour non dénonciation de faits graves et non-assistance à personne en danger.
Pour l'instant, elle ne verbalise pas. Elle est sous le choc, c'est une jeune fille très fragilisée.
Un drame qui interpelle
Annie Gourgue, de l'association La Mouette, reçoit des appels poignants :Les gens veulent savoir comment aider. Certains pensent à une marche blanche.
L'association pense aussi aux obsèques. Comment les organiser ?
Un professionnel des pompes funèbres m'a proposé de les prendre à sa charge.
Un couple discret
L'association s'est aussi rapprochée du père biologique de l'enfant. Il vit à Toulouse et va donc être partie civile, ce qui étonne l'avocate de la mère.
Juridiquement, il n'a pas reconnu l'enfant. Il ne faisait pas partie de sa vie.
Et toujours la question : comment peut encore arriver un drame pareil ? Annie Gourgue pointe les carences :
N'y a-t-il pas moyen d'être en veille du côté des services sociaux ? Caisse d'allocations familiales, services de santé pour les petits... La maman est jeune ( 24 ans ), sans emploi... Issue d'une famille nombreuse éparpillée en région parisienne.
Le couple ensemble depuis peu n'a pas attiré l'attention du voisinage.