Noël, premier de l'an. Une période de célébrations difficile à passer pour certains. Notamment ceux qui ne doivent plus toucher à une seule goutte d'alcool. La tentation peut être très grande. La solution : parler pour ne pas craquer.
Les fêtes sont souvent synonymes de convivialité, d'ivresse même dans certain cas. Mais à l'excès c'est un mal qui ronge 2 millions de Français. On les appelle les alcoolodépendants.
Tous ne ressentent pas cette période de la même façon. Pour cette première personne interrogée : "Les fêtes … bah j’ai tiré la gueule. Heureusement, j’ai mon fils qui m’aide pas mal. Mais j’ai passé un Noël merveilleux et cela va durer jusqu’à mercredi. L’ambiance est radieuse, tout le monde est content. Donc ça ne peut que m’encourager à continuer dans mon abstinence."
Pour un autre dépendant, l’entre-deux n’est pas possible : "Un verre c’est trop et dix, ce n’est pas assez. C’est ça le fondement de cette maladie. Je ne suis pas capable de boire autrement. J’ai essayé plusieurs fois de me reconfronter à l’alcool, mais à chaque fois, c’est lui qui m’a mis KO."
L'abstinence, c’est un objectif que Claude et Bernard ont atteint. Mais c'est un combat au quotidien. Pour eux, la solution a été l’échange sans jugement et une main tendue qui est aussi présente au sein d'Alcool Assistance et à l'hôpital de Périgueux.
"Nous nous sommes rendus compte que pour aider une personne à vivre mieux, il faut prendre en compte tout son environnement, c’est-à-dire son entourage familial, professionnel, et toutes ses conditions de vie", explique Didier Moreau, Ancien alcoolodépendant et Président de l'association Alcool Assistance de Dordogne.
Un constat que partage Véronique Barussaud, médecin addictologue à l'Escale - CHU de Périgueux : "C’est une maladie chronique, et donc c’est un accompagnement au long cours qui passe par une prise en charge médicale, mais aussi par un volet social et psychothérapeutique. Il y a donc beaucoup d’aménagements, des psychologues, des assistantes sociales, pour structurer l’accompagnement de ces patients."
Aujourd'hui l'alcool est la deuxième cause de mortalité en France après les accidents de la route.