Un chauffeur ivre est relaxé, un TGV avait percuté sa voiturette à Ramous en Béarn

En décembre dernier, l'homme de 51 ans avait abandonné sa voiturette sur les rails à Ramous, près d'Orthez en Béarn. Un TGV de 180 passagers l'avait percuté, sans faire de blessé. Lui avait été retrouvé ivre chez lui. Le tribunal correctionnel de Pau l'a relaxé de mise en danger de la vie d'autrui.

Il a  été condamné à deux amendes totalisant 500 euros, pour défaut d'assurance et de carte grise. Quatre mois de prison avec sursis, avec mise à l'épreuve et obligation de soins, avaient été requis contre l'homme. Il avait été placé en détention provisoire après l'accident. Il est ressorti libre du tribunal.

A l'audience, l'homme, sans  profession et souffrant de problèmes de santé, a expliqué qu'il a paniqué lorsque les pneus de sa voiture sans permis se sont coincés sur la voie à Ramous, près d'Orthez en Pyrénées-Atlantiques.

Paniqué au point de ne pas se servir de son portable pour alerter et de l'oublier dans le véhicule. Il avait regagné à pied son domicile, situé à quelques centaines de mètres, où les gendarmes l'avaient retrouvé, ivre, deux heures plus tard. Il a expliqué à l'audience qu'il ne s'était alcoolisé qu'une fois parvenu chez lui, vidant une demi-bouteille de whisky sous le coup de l'émotion. Le tribunal n'a pas retenu la conduite en état d'ivresse.

Entretemps, la voiturette avait été percutée par un TGV Paris-Tarbes transportant 180 passagers. Personne n'avait été blessée, mais le trafic ferroviaire avait été interrompu près de quatre heures, tandis que les passagers étaient acheminés par autocars.

L'avocat de l'automobiliste, Me Julien Marco, a plaidé qu'il n'existait "pas d'obligation légale ou réglementaire d'alerter les secours ou la SNCF, ce n'est que du bon sens", un bon sens manifestement altéré s'agissant de son client.
Le tribunal n'a pas retenu la mise en danger de la vie d'autrui par violation d'obligation réglementaire de sécurité ou de prudence.

Il a par contre retenu la constitution de partie civile de la SNCF, qui évalue les préjudices subis à plusieurs centaines de milliers d'euros. L'audience au civil aura lieu en mars.