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Fin des hydrocarbures : l'exception pour le bassin de Lacq

La nuit dernière, l'Assemblée nationale a voté l'article phare du projet de loi Hulot  : la fin de la production d'hydrocarbures d'ici 2040. Mais les députés ont approuvé une dérogation très encadrée pour permettre la poursuite de l'exploitation du soufre du bassin de Lacq en Béarn. 

Les députés ont adopté des amendements MoDem au projet de loi Hulot qui "ne portent
pas atteinte à l'esprit du texte", a assuré leur défenseur Jean-Paul Mattei

Le projet de loi prévoit d'interdire de délivrer tout nouveau permis d'exploration d'hydrocarbures, liquides ou gazeux. Et les concessions d'exploitation existantes ne seront pas renouvelées au-delà de 2040.

Mais le bassin de Lacq dispose de réserves résiduelles de gaz dont est extrait de l'hydrogène sulfuré. Le groupe de chimie Arkema, le transforme et l'exporte à plus de 90%, à destination des marchés du raffinage, de la pétrochimie, ou encore de l'alimentation animale.
Et les députés béarnais ont fait front commun pour défendre  cette activité de chimie qui emploie environ 750 personnes.
 


L' amendement adopté permet la poursuite de cette activité de chimie. Les hydrocarbures devront être utilisés uniquement localement.

Amendement 207 au projet de la loi Hulot



Il n'y a "pas d'incitation à exploiter des hydrocarbures", a assuré le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, vantant "un exercice de co-construction intelligent" avec les députés.

Saluant "la capacité d'écoute" du ministre, le socialiste David Habib, élu du secteur qui portait des amendements similaires ou allant plus loin, s'est félicité de "80 années de soufre devant nous".
 


► Revoir les explications de François Busson et Elixabete Gonzalez :
 

durée de la vidéo: 01 min 31
Fin des hydrocarbures : l'exception pour le bassin de Lacq ©France 3 Pau Sud-Aquitaine

 

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