Le réchauffement climatique entraîne des phénomènes météorologiques de plus en plus violents et de plus en plus fréquents comme les inondations. Selon le Ministère de la Transition écologique, les inondations sont le premier risque naturel en France, 16 000 communes seraient concernées.
Pour la Fédération, les assureurs, entre 2020 et 2050, tous dégâts confondus, les inondations représenteraient 50 milliards d'euros de dédommagements. Cela fait 81% de plus que durant la période précédente.
Trouver des solutions, c'est la mission des élus locaux. Le magazine "Se Réinventer" s'est rendu à Salies-de-Béarn.
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La commune, dans la nuit du 12 au 13 juin 2018, a été touchée par d’importantes inondations. Le maire actuel, Thierry Cabanne, était alors conseiller municipal. "On avait de l’eau bien au-dessus de la tête", témoigne-t-il. "Il y avait de fortes pluies, donc on a été avertis très tardivement, en fin de journée, sur le fait qu’il y avait une montée des eaux assez rapide".
Deux mètres d’eau dans les rues
La commune avait déjà connu des inondations, de façon récurrente, tous les 7 ou 8 ans, mais entre 60 et 80 cm d'eau, pas plus. "On allait à l'école en barque", se souvient Thierry Cabanne qui constate une augmentation du phénomène : décembre 2000, décembre 2021, janvier 2022 et dernièrement en octobre 2024, quand il a fallu déclencher le plan communal de sauvegarde et faire évacuer toute la mairie. "On avait 40 cm d'eau ici, 10 cm dans la mairie et tous les commerces touchés".
Ce plan communal de sauvegarde permet d'avoir une cellule de crise interne, à la mairie, pour gérer le risque inondation. "La surveillance du cours d'eau par des sondes nous permet d'avoir en temps réel le niveau de la crue. À partir de là, on peut prévenir la population", explique Arnaud Dupouey, adjoint au maire.
Retenir l'eau
C'est le SIGOM, syndicat mixte des gaves d'Oloron et de Mauléon, qui est chargé de trouver des solutions pour ce problème d'inondations. Après plusieurs années d'études, la création d’un bassin écrêteur de crue est envisagé. Il permettrait de retenir l’eau en amont, et de récupérer un million de mètres cubes d'eau. Mais ce n’est pas pour tout de suite : "On pourrait démarrer les travaux dans trois ans, si on trouve les financeurs de l'ensemble", précise Bernard Lougarot, président du SIGOM. Coût espéré : trois millions d’euros.
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