Vaccin Gardasil : la famille de Marie-Océanne veut poursuivre le combat

Le parquet de Paris a finalement choisit de classer l'enquête sur le Gardasil, sans suite. Pour les familles se disant victimes de ce vaccin, cette décision a du mal à être acceptée. Dans les Landes, les parents de Marie-Océane ne veulent rien lâcher.

Marie-Océane avait 15 ans lorsqu'elle se rend chez son médecin généraliste afin d'obtenir un simple certificat médical, pour faire de la danse, avec une amie. Le praticien en profite pour prescrire à la collégienne une ordonnance pour le Gardasil, un vaccin contre le cancer de l'utérus. En 2010, Marie-Océane reçoit donc deux injections de Gardasil, sans trop se poser de question.

Deux semaines après la première injection, ma fille a ressenti des fourmillements, puis une perte d’équilibre. Sur le coup, nous avons mis ça sur le compte des changements dus à l’adolescence.

témoigne Jean-Jacques Bourguignon, le père de Marie-Océane.
Les médecins ne font pas le lien avec le vaccin. Les symptômes s'estompent et deux mois plus tard, la collégienne reçoit sa deuxième injection. 
Mais deux mois plus tard, la vie de Marie-Océane bascule. Un matin, elle est prise de malaises, de vomissements et de gros vertiges. La jeune fille est tellement faible qu'elle est hospitalisée d'urgence à Dax. 
Rapidement les médecins suspectent une sclérose en plaques ou une encéphalomyélite aiguë disséminée (EMAD - maladie inflammatoire démyélinisante du système nerveux central).


L’année 2011 sera rythmée par les allers-retours entre son domicile et l'hôpital.

C'était une véritable descente aux enfers. Les attaques étaient fulgurantes. Marie-Océane pouvait être en bonne santé le soir en allant se coucher, et vomir dès son réveil le lendemain matin.

 





Une expertise est demandée auprès de la Commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux d’Aquitaine. L'imputabilité de la pathologie au vaccin est reconnue, mais la laboratoire Sanofi qui commercialise le Gardasil la conteste. La maladie de Marie-Océane est mise sur le compte d’une éventuelle vulnérabilité génétique. Le père de la jeune fille souffre de diabète depuis l’âge de 50 ans. 

En 2013, ce vaccin avait été l'objet d'une première plainte au pénal. Cinquante femmes s'étaient jointes à la procédure lancée par Maître Coubris et la famille Bourguignon. 
Aujourd'hui, le parquet de Paris considère qu'il n'y a pas de lien direct entre ce vaccin et les pathologies du système nerveux dénoncées par des patientes. L'agence du médicament a fourni une étude rassurante sur la question. 

Comment est-il possible que l’imputabilité du vaccin ait été établie et que le dossier soit clôturé ainsi ?




Maître Coubris, l'avocat de Marie-Océane poursuit le combat de sa cliente. Il va déposer un recours. Les familles se porterons partie civile. Ils espèrent toujours un moratoire sur le Gardasil. 

Nous voulons que la vérité soit faite sur ce vaccin.


Aujourd'hui, 5 ans après sa première injection de Gardasil, Marie-Océane Bourguignon "se reconstruit". La jeune femme de 20 ans n'a pas pu passer le bac pro hôtellerie dont elle rêvait. Elle n'en avait pas la force physique. Elle s'est orientée vers une formation "environnement architectural". 
Marie-Océane est debout aujourd'hui. Elle espère retrouver sa vie. 
Très impliqué dans cette quête de vérité autour du Gardasil, Jean-Jacques Bourguignon sait que les cas identiques à celui de sa fille, se sont multipliés en France et partout dans le monde. Des avancées ont été faites dans certains Pays comme au Danemark. 

Une pétition circule pour réclamer un moratoire sur la généralisation du vaccin Gardasil.