• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Les soignants de Nouvelle Aquitaine n’auraient pas le moral

Les soignants de Nouvelle Aquitaine n'auraient pas le moral (illustration) / © 6PA/MAXPPP
Les soignants de Nouvelle Aquitaine n'auraient pas le moral (illustration) / © 6PA/MAXPPP

Une jeune entreprise publie un premier baromètre sur le moral des professionnels et étudiants en santé. Le résultat en Nouvelle Aquitaine est légèrement plus bas qu’au niveau national.

Par François Clapeau

360 médics est une nouvelle plateforme internet qui propose aux soignants des outils d’aide à la décision.

Elle revendique une communauté de 130 000 professionnels de santé.

Pour établir son baromètre, la société a interrogé des soignants sur le web : plus de 8 000 réponses d’utilisateurs ont été prises en compte, plus de 700 en Nouvelle-Aquitaine.


Score moral


Un score moral est basé sur les réponses à plusieurs questions comme « Aimez-vous votre métier ? », « Estimez-vous votre travail reconnu à sa juste valeur ? », ou encore "Pensez-vous que la société est consciente de vos difficultés actuelles ? ».

Selon 360 médics, le score des professionnels en exercice au niveau national est de 41 sur 100.
En Nouvelle-Aquitaine, le moral va plus mal : la nouvelle région obtient un score de 40,85.


Mauvaises conditions de travail


Toujours en nouvelle Aquitaine, si 77 % des professionnels affirment aimer leur profession, seulement 18 % jugent leurs conditions de travail au moins satisfaisantes.

44 % les trouvent insatisfaisantes, dont 17 % très insatisfaisantes.


La vie personnelle impactée


360 médics détaille dans un communiqué : « La masse du travail est principalement mise en cause, devant le manque de reconnaissance, l’organisation du travail puis le comportement des patients.

73 % des professionnels de santé estiment que leur vie familiale est impactée. Les performances professionnelles elles-mêmes sont affectées selon 51 % des répondants.

Au final, 100 % d’entre eux ressentent un épuisement soit moral (21 %), soit physique (14 %), soit les deux (65 %), tandis que 49 % des répondants font ou ont déjà fait l’expérience d’un burn-out. »


Nouvelle alerte


Ce nouvel indicateur représente une alerte de plus après plusieurs enquêtes, notamment celle menée en 2016 par le Conseil National de l’Ordre des Médecins , ou celle réalisée en 2017 par 4 syndicats d’étudiants en médecine.

Sur le même sujet

Réactions le 21 septembre après le refus d'achat du Parking Montaigne par le promoteur

Les + Lus