"C'est une renaissance" : à La Roche-Posay, des soins pour renouer avec son image après un cancer du sein

La station thermale de La Roche-Posay, dans la Vienne, est l'une des rares à proposer des soins post-cancer du sein. Depuis 2008, plus de 17.000 femmes en ont bénéficié. Après cet épisode douloureux, c'est faire la paix avec son corps et de clore le chapitre de la maladie. 

Séance photo - La Roche-Posay
Séance photo - La Roche-Posay © Stéphane Bourin - France Télévisions

"Ca me fait plaisir, je me suis dit que je suis belle, j'aime bien l'image que me renvoie le miroir, ça faisait longtemps...", sourit Pauline Gensous, curiste à La Roche-Posay, alors qu'elle vient de passer entre les mains expertes de Carine Larcher, maquilleuse au Pavillon Rose de La Roche Posay. 

Ici, après un long combat contre le cancer du sein, les femmes apprennent à renouer avec leur image, le temps d'une cure, qui comprend des soins thermaux adaptés, et un accompagnement. "C'est un long marathon, et un combat qui parait sans fin, qui est d'une intensité folle. Mais ça passe parfois par des choses très simples, auxquelles on ne pense pas", souligne la maquilleuse. 

Parfois, redessiner un sourcil, ça redonne du courage

Carine Larcher, maquilleuse au Pavillon Rose de La Roche Posay

"Les changements qui m'ont choquée, c'était la perte des cheveux et la perte des cils", témoigne Klava Crespo, qui a terminé son traitement de chimiothérapie et radiothérapie depuis quatre mois. Pour ne pas voir ses sourcils tomber, elle avait déjà fait appel à une esthéticienne pour un tatouage permanent. "Au début, on se maquille un peu, mais quand les cils tombent, on arrête de se maquiller, parce qu'on a peur que ça tombe et que ça coule dans les yeux, ça fait mal".

Le temps d'un atelier photo, Klara renoue avec son image après un cancer du sein.
Le temps d'un atelier photo, Klara renoue avec son image après un cancer du sein. © Stéphane Bourin - France Télévisions

À la fin de leur séjour à La Roche-Posay, les patientes peuvent passer devant l'objectif de Nathou Dupont-Manoury, qui a créé une association et photographie les curistes bénévolement. "J'essaie de capturer ce qu'elle a fond de son coeur, et pas forcément toutes les douleurs et tout ce qu'il y a pu avoir, mais qui elle est. Et ce n'est pas moi qui doit le capturer, mais elle qui doit se le donner à elle-même" souligne la photographe en photographiant Klava. 

Pour celle-ci, c'est l'occasion de passer un cap, de clore le chapitre de la maladie. "Quand j'ai eu le crâne tout chauve, j'ai fait un portrait. Et maintenant, c'est la renaissance". 

 

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