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Assises de la Vienne : un retraité jugé pour viols et agressions sexuelles sur des jeunes filles

© capture FTV
© capture FTV

Les faits reprochés se sont déroulés entre 1985 et 2011 : viol avec circonstances aggravantes, viol sur mineur, agressions sexuelles sur mineur par ascendant. Quatre des plaignantes avaient moins de 15 ans au moment des faits. Trois sont les nièces de l'accusé. 

Par E.G avec A. Morel

Un homme de 67 ans comparaît durant trois jours devant la Cour d'Assises de la Vienne pour viols et agressions sexuelles par ascendant commis entre 1985 et 2011. 

L'oncle de la famille 

Ses accusatrices s'appellent Margot, Rachel, Céline, Angélique et Laurence. Les quatre premières n'avaient pas quinze ans au moment des faits ; la mère de l'une des plaignantes figure également sur le banc des parties civiles. 

Toutes décrivent quasiment les mêmes faits : des bisous sur la bouche, des caresses sur la poitrine, voire sur le sexe. Pour deux des jeunes femmes, les choses sont allées plus loin : elles évoquent des actes de pénétration digitale

Circonstance aggravante dans cette affaire : l'accusé était l'oncle des jeunes filles, l'ami de la famille. 

"Porté sur la chose"

Pour l'une d'entre elles, le cauchemar a duré des années. La première fois, elle avait "sept ou huit ans". Aux enquêteurs, elle raconte les "doigts dans son vagin", la tentative aussi "de rentrer son sexe." L'oncle s'est calmé lorsqu'elle a eu 20 ans et qu'elle a menacé de tout dire à sa femme. Elle a longtemps hésité à porter plainte par peur de faire "trop de mal à sa tante". 

Les proches des victimes, entendus dans le cadre de l'instruction, décrivent un homme "aux mains baladeuses" et "porté sur la chose". Certains évoquent aussi la présence de revues pornographiques au domicile de l'homme, dont l'épouse était assistante maternelle.    

L'accusé, qui se dit victime d'un complot de famille, a jusqu'à présent nié tous ces faits qui ont été révélés aux enquêteurs après un signalement des pompiers de la Vienne qui avaient noté que l'une des victimes portait des marques de scarification.  

"Je sais pas pourquoi elles (ses nièces) m’en veulent. Je pensais avoir que des amis sur cette terre. Je me suis trompé" a déclaré le sexagénaire au cours de cette première demie-journée d'audience.

Le verdict est attendu mercredi. Une partie des débats se tient à huis clos. ​​​​​​​

Antoine Morel et François Bombard suivent l'audience pour France 3 Poitou-Charentes. 


 

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