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Gilets jaunes : de la prison avec sursis pour les deux personnes interpellées samedi soir à Poitiers

Le tribunal de Poitiers. / © Thomas Chapuzot/FTV
Le tribunal de Poitiers. / © Thomas Chapuzot/FTV

Suite aux échauffourées survenues samedi soir à Poitiers sur un barrage des Gilets jaunes, deux hommes comparaissaient cet après-midi devant la justice pour menaces de mort, rébellion et violences. Ils ont écopé de prison avec sursis et de peines de TIG. De la prison ferme avait été requise. 

Par E. G avec S. Goux

Deux des cinq personnes interpellées samedi soir à l'issue des échauffourées avec les forces de l'ordre à Poitiers sud ont été jugées ce lundi après-midi. 
Elles ont été condamnées à de lourdes peines de travail d'intérêt général et de prison avec sursis
Récit d'audience. 

En larmes 

Le premier prévenu à comparaître est un homme de 37 ans, sans emploi, consommateur de cannabis, interpellé en état d'ivresse, jamais condamné.

Il est poursuivi pour des invectives et des jets de cannettes sur les policiers venus évacuer la zone. Dans son sac à dos, il avait notamment une grenade lacrymogène de type MP7 dégoupillée. 

Le procureur demande à son encontre une peine de huit mois de prison, dont quatre avec sursis assorti d'un mandat de dépôt. À l'énoncé des réquisitions, le prévenu, qui a tout nié en bloc, fond en larmes ; son avocate Me Claude Épouli Bombogo plaide sa relaxe. 

Le parquet demande aussi l'interdiction de manifester et de détenir une arme

Le tribunal le condamne à 12 mois de prison avec sursis assortis d'une peine de 175 heures de travail d'intérêt général, d'une obligation de formation, d'une interdiction de manifestation pendant 3 ans, de détenir une arme pendant 5 ans ainsi que d'une amende de 1 500 €. 

"Je vais te faire la peau"

Le deuxième prévenu est lui âgé de 19 ans, sans emploi, il vit chez sa mère. 

Il est poursuivi pour atteinte aux biens. Il n'a pas de casier judiciaire. Samedi soir, il a proféré des menaces de mort : "Moi je suis corse, je n'ai pas peur, je vais te faire la peau".

Face au juge, il s'excuse pour ses propos et explique avoir été entraîné par "l'effet de groupe". Le procureur requiert une peine de six mois de prison dont deux avec sursis. Son avocate Me Mireille Blandeau plaide la relaxe. 

Il écope de 6 mois de prison avec sursis ainsi que d'une peine de 175 heures de travail d'intérêt général, le tout assorti d'une obligation de formation et d’indemnisation des victimes. 

Renvoi en Charente 

En Charente, le procès d'une femme de 46 ans, poursuivie pour des violences commises sur une policière samedi à Cognac, a été renvoyé. La prévenue a demandé un délai pour préparer sa défense. Elle sera jugée en janvier prochain.

D'ici là, elle a été placée sous contrôle judiciaire. Selon nos confrères de Sud Ouest, elle devra pointer trois fois par semaine au commissariat, est interdite de paraître à Angoulême et à Cognac, ainsi que de participer aux manifestations. 

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