Incendie en forêt de Queaux (Vienne) : le pire a été évité, on vous explique pourquoi

Un hectare de forêt a été détruit par les flammes hier en fin de journée, dans le Sud-Vienne. En quatre heures, les 40 pompiers sur place sont venus à bout de cet incendie. L'été reste la période à risques : les soldats du feu sont donc particulièrement vigilants et rappellent quelques conseils. 
Un hectare de forêt est parti en fumée ce vendredi soir. Une quarantaine de pompiers du SDIS 86 étaient sur place pour éviter l'embrasement du reste de la parcelle.
Un hectare de forêt est parti en fumée ce vendredi soir. Une quarantaine de pompiers du SDIS 86 étaient sur place pour éviter l'embrasement du reste de la parcelle. © Antoine Morel / France 3 Nouvelle-Aquitaine
Il y avait la sécheresse, la chaleur, une parcelle bondée de petits arbustes, de fougères, de feuillus prêts à partir en fumée. Il y avait ce vent qui soufflait par endroits, c'était un cocktail parfait, l'alignement des planètes qui permet de faire flamber toute une partie de la forêt.

Sept compagnies de sapeurs-pompiers et onze engins du SDIS 86 ont été dépêchés sur place à partir de 17h15, sur la commune de Queaux, dans la Vienne. 

"La difficulté quand nous sommes arrivés sur place, le front de flammes s'était déjà propagé sur une cinquantaine de mètres, à cause des coups de vents", souligne Agnès Hubert, la commandante des opérations de secours. "A priori, le feu serait parti d'un sous-bois et se serait propagé vers une parcelle d’arbustes. Le risque principal, c'était d'éviter que les flammes n'atteignent une deuxième parcelle, d’environ 10 hectares cette fois, et faite là aussi de résineux et de feuillus."

Finalement, les quarante soldats du feu présents sur place ont réussi à circonscrire l'incendie puis à l'éteindre sur les coups de 21h30 environ. Une enquête de la gendarmerie a été ouverte pour déterminer si les causes de ce sinistre sont accidentelles ou criminelles. 
 
L'incendie en forêt de Queaux a calciné feuillus, arbustes, résineux et fougères pendant quatre heures au moins.
L'incendie en forêt de Queaux a calciné feuillus, arbustes, résineux et fougères pendant quatre heures au moins. © Antoine Morel / France 3 Nouvelle Aquitaine
 

Le pic du mois de juillet, entre les feuillus et les récoltes

Dans la Vienne comme dans toute la Nouvelle-Aquitaine, les hommes et les femmes du SDIS partagent leur temps entre les bois, très secs en cette période, et les champs, en période de moisson. Les feux de céréaliers se multiplient aussi, au mois de juillet notamment. 

"Il est difficile de dire aux agriculteurs de ne pas moissonner, convient Agnès Hubert, encore essouflée sous son casque. En revanche, on appelle tous les autres citoyens à avoir un comportement  adapté : pas de mégots, pas de feux de camps évidemment, et la vigilance s’impose parce qu’on a un état de sécheresse qui n’est pas négligeable aujourd'hui ».

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