Nouvelles découvertes d'une équipe de recherche de l'université de Poitiers sur les origines de la vie sur terre

Cette étude pourrait aider, également, à la prospection des traces de vie très discrète sur la planète Mars. / © Laurent Gautier, FTV
Cette étude pourrait aider, également, à la prospection des traces de vie très discrète sur la planète Mars. / © Laurent Gautier, FTV

Le professeur Abderrazak El Albani, de l'université de Poitiers et ses équipes viennent de faire une nouvelle découverte pour trouver des traces du vivant dans des roches. Leurs travaux viennent d'être publiés dans la prestigieuse revue scientifique Nature Communications. 

Par Valérie Prétot

Abderrazak El Albani est un géologue, professeur à l'université de Poitiers. Il effectue ses recherches dans l'équipe HydrASA (Hydrogéologie, Argiles, Sols et Altérations), au sein de l'institut IC2MP, unité mixte de recherche de l'université de Poitiers et du CNRS. Le résultat des travaux est communiqué sur le site de l'Université de Poitiers mais aussi sur son blog.
L'équipe de chercheurs s'intéresse aux premières traces de vie sur Terre, leur dernières découvertes sont publiées ce jeudi 17 juin dans Nature communication. Elles mettent en évidence une nouvelle démarche scientifique qui pourrait permettre de révéler les traces d'une activité biologique disparue dans des roches très anciennes appartenant à la Terre primitive. 

En 2008 : des recherches au Gabon

En 2008, Abderrazak El Albani à la tête d'une équipe internationale a découvert des formes de vie fossiles multicellulaires macroscopiques dans un site fossilifère situé dans la province du Haut Ogooué au Gabon, connu sous le nom de groupe fossile de Franceville.

La couverture de la revue Nature

En juillet 2010, ces travaux de recherche ont fait la couverture de la revue scientifique Nature 2. L'équipe de recherche avait alors provoqué une révolution dans le monde scientifique. Ils avaient découvert au Gabon des fossiles d'organismes multicellulaires datés de 2 milliards 100 millions d'année alors que jusqu'alors les plus vieux spécimens de ce type connus étaient datés de 550 millions d'années. Un recul dans le temps d'environ 1,5 milliard d'années qui avait suscité l'intérêt des scientifiques du monde entier.

Février 2019, des traces de fossiles datées de 2,1 milliards d'années

Une équipe internationale et pluridisciplinaire coordonnée par Abderrazak El Albani de l’Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers (CNRS/Université de Poitiers) a mis en évidence les plus vieilles traces fossiles de déplacement, datées de 2,1 milliards d’années (alors que les précédentes avaient 570 millions d’années). Elles ont été découvertes dans le gisement fossilifère gabonais qui avait déjà révélé les plus vieux organismes multicellulaires Ces résultats sont publiés dans PNAS le 11 février 2019.

Juin 2019 : une nouvelle démarche scientifique

L'équipe met en évidence une nouvelle démarche scientifique qui pourrait permettre de révéler les traces d'une activité biologique disparue dans des roches très anciennes appartenant à la Terre primitive. Cette étude pourrait aider à la prospection des traces de vie très discrète sur la planète Mars. 

Regardez ce reportage de Marie-Noëlle Missud, Laurent Gautier et Jennifer Russeil.
Intervenants : Prof. Abderrazak El Albani, Géologue -Université de Poitiers-CNRS-IC2MP; Jérémie Aubineau, 3e année en doctorat de géobiologie-Université de Poitiers-IC2MP; crédit images : Images 3 D eesa; crédit images Abderrazal El Albani.
Découverte chercheur

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