Omicron : la Nouvelle-Aquitaine face à la septième vague de Covid-19

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Écrit par Elodie Gérard

Dans son dernier point hebdomadaire, Santé Publique France confirme que la circulation d'Omicron poursuit son accélération et que le nombre d'hospitalisations pour Covid-19 est en hausse en Nouvelle-Aquitaine, alors que "la couverture vaccinale reste insuffisante pour la dose de rappel".

Après quelques mois d'accalmie, les cas de contamination au Covid-19 remontent en flèche partout dans l'Hexagone. Dans son dernier point hebdomadaire, Santé Publique France fait état d'un taux d'incidence en forte hausse en Nouvelle-Aquitaine.

Du 20 au 26 juin, le nombre de cas pour 100.000 habitants s'est établi à 666, en hausse de 58 % par rapport à la semaine précédente (422 cas pour 100.000 hab). Le taux de positivité des tests est lui aussi en hausse (32,3% contre 27,4%).

Parmi les départements les plus touchés par cette septième vague figurent notamment la Corrèze (794 cas pour 100.000 hab), la Gironde (773) et la Haute-Vienne (712). La Charente et le Lot-et-Garonne sont les seuls départements à se maintenir sous la barre des 500 cas pour 100.000 habitants.

Surtout les 20-80 ans

Quasiment toutes les classes d'âge sont touchées. "Les indicateurs virologiques les plus élevés sont toujours enregistrés chez les 20-80 ans" indique SPF, "avec un taux d'incidence supérieur à 700 et un taux de positivité supérieur à 30%."

Les jeunes de mois de 20 ans demeurent moins concernés même si la circulation virale reste active avec un taux d'incidence à 250 et un taux de positivité supérieur à 22%.

Hospitalisations en hausse

Corollaire de cette nouvelle flambée des contaminations, les indicateurs d'hospitalisations qui étaient à la baisse depuis deux mois, repassent au rouge.

  • 390 nouvelles hospitalisations (contre 296 la semaine précédente)
  • 34 admissions en soins critiques (contre 14 la semaine précédente)

Dans la région, ce sont désormais plus de 1.000 personnes qui sont soignées pour Covid-19 dans des hôpitaux déjà sous forte tension. Selon les autorités sanitaires, ce seuil est à un niveau "proche de ce qui était relevé au début de la vague Omicron en novembre 2021."

Les plus de 60 ans représentent les trois quarts des patients hospitalisés, même si une hausse des admissions en soins critiques est notée chez les 40-59 ans.

Le nombre de décès lui reste relativement stable. Seize décès ont été déclarés, toutes les victimes avaient plus de 60 ans.

Omicron en force

Dans 99% des cas, c'est le variant Omicron qui est détecté. Son variant dit BA.5, considéré comme bien contagieux que ses cousins BA.1, BA.2 et BA.4, représente plus de la moitié des cas prélevés, au niveau national.

Mais les analystes de Santé Publique France affichent un optimisme raisonnable : les exemples du Portugal et de l'Afrique du Sud où les vagues BA.4 et BA.5 ont eu un impact modéré et limité dans le temps sont de nature à rassurer quant aux conséquences pour la France.

BA.5 est jugé partiellement responsable de cette reprise épidémique, "mais ce n'est pas le seul facteur" estime SPF qui pointe du doigt le relâchement des mesures de précaution et la diminution de la protection conférée par la vaccination.

La dose de rappel en question

Après des débuts plus que poussifs, la campagne vaccinale pour la dose de rappel semble reprendre un peu d'allant, à cause sans doute de la hausse des contaminations.

La semaine dernière, plus de 26.000 Néo-Aquitains âgés de plus de 60 ans ont reçu leur deuxième dose de rappel. Ils n'ont jamais été aussi nombreux depuis que la campagne a débuté en mars.

Au dernier pointage, 11,6% des 60-79 ans et 22,8% des plus de 80 ans ont reçu leur injection de rappel. Dans les Ehpad, ce taux de couverture dépasse les 25%.

Pour l'heure, l'exécutif n'a annoncé aucune mesure coercitive. Le port du masque est fortement recommandé dans les transports et lieux accueillant du public.