Deux ans après la fusion des régions et la naissance de la Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset était à Poitiers pour présenter ses voeux. L'occasion de constater que les relations sont toujours aussi tendues entre le président de la grande région et le personnel de l'ex-Poitou-Charentes.
Illustration de cette ambiance et du sentiment de défiance à l'égard de la grande région et de son président, une partie du personnel de Poitiers avait décidé de ne pas assister à la cérémonie des vœux aux agents de la région qui se tenait ce mardi midi au TAP à Poitiers, alors qu'une manifestation se tenait devant l'entrée à l'arrivée d'Alain Rousset et à l'intérieur de la salle. Les manifestants demandent la poursuite des négociations portant sur les salaires, la répartition des congés et l'action sociale.
L'an dernier la première cérémonie de vœux après la décision de fusion avait déjà donné lieu à des manifestations en plein conflit sur l'harmonisation des statuts des agents issus des trois ex-régions.
Une fusion-absorption pour les syndicats
"Une fusion-absorption" précise Dominique Vivien, représentante de la CFDT sur le site de conseil régional, en précisant que "les sites de Poitiers et de Limoges sont des sites oubliés par la centralisation à Bordeaux". Deux ans après la fusion, la fuite des cadres et des postes vers Bordeaux est une réalité et le sentiment de déclassement à Poitiers particulièrement fort."Tous les postes à responsabilité sont majoritairement à Bordeaux. Quand on nous dit que c'est l'attractivité de la ville de Bordeaux qui fait venir les agents, non, il faut arrêter de nous dire cela. C'est l'attractivité des postes" constate-t-elle sur le plateau de France 3 Poitou-Charentes.
Dominique Vivien, secrétaire de la section CFDT au conseil régional Nouvelle-Aquitaine, était l'invitée du Midi Pile de France 3 Poitou-Charentes :