Rachida Dati contestée dans le 7 ème arrondissement

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Michel Dumont, ancien maire du VII ème arrondissement de Paris, évincé par Rachida Dati en 2008 veut prendre sa revanche. Il souhaite présenter une liste aux municipales dans l'arrondissement. Un autre ancien élu du 7 ème Christian Le Roux a les mêmes intentions. Rachida Dati est-elle en danger ?

Par Daic Audouit

La vengeance est un plat qui se mange .... glacé. Tel Hibernatus, Michel Dumont réapparait dans le paysage parisien et  annonce vouloir présenter une liste aux municipales dans le VII ème arrondissement.

C'est l'ancien maire du VII ème qui avait été contraint de laisser sa place à Rachida Dati en 2008. Il y a cinq ans, il avait refusé la dissidence, contrairement à une de ses adjointes, Véronique Devolvé ayant rejoint le MoDem.

Il pouvait espérer alors un accord du type à Rachida Dati la tête de liste, à lui la mairie. Mais, il n'en a rien été, l'ancienne garde des sceaux comptant bien tisser ses réseaux dans l'arrondissement.

Aujourd'hui, il franchi le pas avec le soutien de la première adjointe actuelle Martine Namy Caulier qui est en conflit avec l'ancienne garde des sceaux depuis novembre 2011.

"Le bilan de l'ancienne Garde des Sceaux, caractérisé par une absence significative de de réalisations que ne sauraient masquer les mises en scène médiatiques, est affligeant", écrivent-ils dans un communiqué. "Le 7 ème mérite mieux", concluent-ils.

Un discours repris peu ou prou par Christian Leroux, autre ancien élu du VII ème, qui depuis le début de l'année mène campagne pour une autre liste dissidente dans l'arrondissement.

Une division dans la dissidence qui pour l'instant avantage Rachida Dati. "Seulement ceux qui connaissent les querelles de personnes peuvent voter pour des listes dissidentes. Pour le reste, ils voteront pour le candidat UMP", estime-ton dans l'entourage de la maire.

En 2008, elle avait frôlé l'élection au premier tour, une déception dans cet arrondissement acquis à la droite, en raison de la candidate Modem . Au deuxième tour, elle avait obtenu 57,9% des voix. Pas un immense succès.

Elle était alors nouvelle. L'an prochain, elle se présentera avec son bilan et son ancrage local. Une élection moins compliquée qu'en 2008 selon son entourage.

La seule inquiétude porte sur la candidature d'une liste centriste menée par Yves Pozzo di Borgo, élu du VII ème mais aussi sénateur et président du groupe UDI au conseil de Paris qui brigue le rôle de chef de file de son parti dans la capitale.

(cet article a été écrit aussi  à partir d'un travail d'école d'une de mes étudiantes à l'IPJ, Sarah Bakaloglou)


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