Quand Emir se lève, tout le monde se dresse! L'appareil photo en main, les visiteurs du salon de l'agriculture traquent le moindre mouvement d'une bête impressionnante. Un taureau tout droit venu du Cantal où Emir est un père pépère.
En 2013, Emir avait déjà fait une apparition remarquée au salon, affolant les compteurs côté poids et côté respect des critères de la race Salers. Thierry Lacombe, patron de la vedette, espère le même succès cette année. "Pour qu'une bête soit au top comme Emir, c'est 4 mois de travail avant le salon avec des douches deux à trois fois par semaine, un brossage régulier, une surveillance des sabots, le tout dans un box isolé pour qu'il gagne correctement en poids. S'occuper d'Emir ça prend autant de temps que 30 vaches!".
Tout est dit sur les espoirs du GAEC Lacombe de Cros, tout est dit sur la passion de l'éleveur pour son animal assez hors norme avec ses 1371kg de muscles, ce qui fait de lui le plus gros de la race.
Emir est né à Saint-Cernin, il y a 5 ans. Depuis, il coule des jours paisibles dans son Cantal natal. "C'est un animal très doux. Et heureusement qu'il n'est pas sauvage quand vous voyez sa corpulence. Un saut avec un peu de nourriture suffit à le faire bouger", témoigne Thierry. Un père pépère, Emir est aussi le géniteur de 60% du cheptel de ce GAEC qui compte 150 mères et 10 taureaux.
Une belle "tête de gondole" pour cet élevage qui a exporté une quinzaine de bêtes en Irlande en 2013, le Prix d'Emir au salon de l'agriculture a beaucoup aidé.
En attendant le prochain concours, ce mercredi 26 février à 14h30, Thierry brosse encore Emir: "c'est un match qui nous attend, faut mettre toutes les chances de notre côté."