Vers la Libération de Paris : 17 août 1944

© France 3 Paris
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Patton libère Dreux. Rol-Tanguy se réunit avec les chefs clandestins du Comité Parisien de Libération. Les services allemands commencent à quitter la capitale, Radio Paris arrête d’émettre. Laval quitte Paris. 

Par France 3 Paris

17 août 1944 - L’impression générale, selon un document de l’état major FFI, est que « les allemands ne songent pas tant à défendre Paris qu’à protéger la retraite de leurs troupes de Normandie ». Nordling , le consul de Suède et Von Choltitz passent un accord à l’issue duquel 4.000 prisonniers politiques sont mis sous la protection de la Croix Rouge. Dans le même temps un dernier wagon de déportés part de la gare de Bobigny.

Malgré la débandade, l’acharnement des nazis dans la répression et la déportation reste intact. Mi août, 1.457  juifs sont internés dans le camp de Drancy. Devant la tournure des événements le chef SS Aloïs Brunner commandant du camp de Drancyfait tout pour les déporter mais il n’obtient pas de train de la Wehrmacht. Juste un wagon. Il le rempli à la hâte de  51 prisonniers juifs, des responsables de la  résistance et des notables. Parmi eux Marcel Bloch-Dassault et le résistant Jacques Lazarus qui réussi à s’évader.

>> VIDÉO - 17 août 1944 (équipe : F.Malverde, P.Juvigny, P.Gueneguan, L.Comiot) :


A découvrir notamment, dans cette vidéo, notre interview de Serge Klarfeld historien devant le mémorial de la déportation, il est le fondateur de l'association « Fils et filles de déportés juifs de France ». Serge Klarsfeld et sa femme Beate ont participé activement à la recherche d' Aloïs Brunner.
En 1987, à Lyon un autre nazi est condamné, Klaus Barbie, Serge Klarsfeld, peut alors porter plainte contre Brunner à propos des Enfants d'Izieu raflés le 21 juillet 1944 à la Maison d'Izieu. Mais même les discussions de président à président, de Jacques Chirac à Hafez el-Assad n'aboutissent pas à l'extradition d'Aloïs Brunner. Des commissions rogatoires internationales explorent plusieurs pistes : Argentine, Uruguay, Espagne, où, en 1995, un ancien général de la Wermacht et ami de Brünner, Otto Remer confirme finalement que l’ancien commandant du camp de Drancy vit bien en Syrie. En juillet 2011, le gouvernement allemand admet avoir détruit des documents concernant la localisation de Brunner.


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