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PSG: des supporters dont les billets ont été annulés lancent une action en justice

© AFP
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Neuf supporteurs du PSG, dont les billets pour le match de leur équipe à Monaco en février avaient été annulés pour "raisons de sécurité", ont lancé une procédure en justice contre le club parisien pour obtenir le remboursement de leurs frais et une indemnisation de leur préjudice.

Par Emilie Ton

Cette procédure intervient deux semaines après qu'une délibération de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) datant du 30 janvier a été rendue publique. La Cnil refusait alors au PSG le droit d'utiliser pour sa billetterie une liste de supporteurs ne correspondant pas aux "valeurs du club" ou jugés, par le PSG, dangereux pour la sécurité des tribunes.

Or, le PSG, qui a utilisé pendant plusieurs mois une liste d'"indésirables" comportant plus de 2000 noms, avait annulé les billets de plusieurs dizaines de supporters pour le match Monaco-PSG du 9 février, quelques jours après la délibération de la Cnil, qui était donc en vigueur. Pour justifier ces annulations, le club parisien avait invoqué par mail et sans plus de précision des "raisons de sécurité".

"Ceux qui ont demandé des explications se sont vu opposer le silence ou une absence de motifs", a déclaré Me Pierre Barthélémy, avocat des plaignants, pour qui il s'agit aussi de "rappeler que le PSG se sent au-dessus des lois: Il est condamné pour des annulations d'abonnements, ses fichiers et méthodes sont interdits par la Cnil, mais il continue, il s'en moque". 

Au mois de juin, le même tribunal avait déjà condamné le PSG à verser 1.100 euros - 500 euros de dommages et intérêts, plus 600 euros de frais - à une supportrice dont l'abonnement avait été résilié de façon injustifiée.

Par ailleurs, le PSG avait saisi le Conseil d'Etat en référé pour obtenir la suspension de la décision de la Cnil. Mais cette demande avait abouti à une décision défavorable au club le 9 mai. Le Conseil d'Etat doit encore rendre sa décision sur le fond, sans doute pas avant plusieurs mois. En attendant, la délibération de la Cnil s'applique.

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