Enfants dealers: trois familles seront expulsées de leur HLM mais relogées

Trois familles de Boulogne-Billancourt, près de Paris, seront expulsées de leur HLM parce que leurs enfants se livraient à du trafic de drogue, mais relogées, a-t-on appris mercredi auprès de la préfecture des Hauts-de-Seine.

Ces familles, dont l'expulsion a été confirmée par la cour d'appel de Versailles en octobre et décembre 2013, ont jusqu'à jeudi pour quitter les lieux et craignent de devoir se tourner vers le 115 ou un hébergement d'urgence. Le concours de la force publique pour faire évacuer les appartements peut théoriquement intervenir dès vendredi, mais il n'en est pas question "dans l'immédiat" et "des solutions de relogement sont en cours", "pas obligatoirement sur Boulogne", a indiqué la préfecture.

En 2012 puis 2013, la justice avait condamné au total quatre familles pour troubles de voisinage et prononcé la résiliation des baux, mais selon la préfecture et le bailleur Hauts-de-Seine Habitat, le commandement de quitter les lieux notifié en juillet n'en concerne que trois.

Quatre enfants de ces familles modestes domiciliées aux squares de l'Avre et des Moulineaux, l'ancienne cité des ouvriers de Renault construite dans les années 1930, avaient été arrêtés en 2009 puis condamnés à des peines de prison pour leur implication dans un trafic de cannabis. Usage d'un scooter à une vitesse excessive au sein de la résidence, trafic, dégradations: ces "troubles de jouissance", selon le terme légal, avaient valu de nombreux avertissements aux familles. Les jeunes ont depuis purgé leur peine et déménagé.

"On attend une confirmation officielle, mais c'est un espoir en demi-teinte", a réagi Marianne, soeur d'un des jeunes concernés. "On voulait partir du quartier, mais c'est dommage qu'on ait dû passer par toutes ces procédures", a ajouté la jeune femme, qui n'a plus de nouvelles de son frère et dont le reste de la fratrie a, "en toute modestie, réussi".

Samedi dernier, une centaine de personnes s'étaient rassemblées à Boulogne pour dénoncer une condamnation "excessive" et demander à la mairie et au préfet de trouver une solution de relogement. Selon les organisateurs, une pétition de soutien a réuni plus de 1.400 signatures. "Nous souhaitons que les décisions de justice soient appliquées", a indiqué l'office HLM sans faire davantage de commentaires.

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