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Jean-Vincent Placé plaide l'union à gauche car sinon "en Ile-de-France, on a plutôt des chances de perdre les élections régionales"

Jean-Vincent Placé, sénateur de l'Essonne, était l'invité de Samedi Politique ce 23 mai, pour la sortie de son livre "Pourquoi pas moi ?". Le conseiller régional Europe-Ecologie  plaide pour une liste commune avec le PS aux régionales en Ile-de-France. Il souhaite que son parti y réflechisse.
© JOEL SAGET / AFP
"Au moins réfléchissons". 

Jean-Vincent en mode grand sage, sur l'antenne de France3 Ile-de-France. Il était l'invité de Samedi Politique ce 23 mai, à l'occasion de la sortie de sa biographie "Pourquoi pas moi ?".

Le conseiller régional d'Europe-Ecologie s'est également exprimé sur la stratégie d'autonomie de son parti pour les élections régionales en Ile-de-France. Emmanuelle Cosse, la patronne d'EELV doit conduire la bataille électorale dans notre région. Une stratégie qui n'a pas ses faveurs.

"Au moins réfléchissons. Réfléchissons", martèle Jean-Vincent Placé. "On a l'impression que chacun part de son côté en disant moi,moi, moi. Les écologistes, ils sont mieux que les socialistes. Les communistes sont mieux que les socialistes et les socialistes, ils sont mieux que tout le monde", ironise le sénateur de l'Essonne. "Je souhaite qu'on y réfléchisse et qu'on ne parte pas tous comme cela", ajoute-t-il. Genre vent du cul, oserait-on préciser pour parler clairement.

Il développe son argumentaire, rappelant les 17 années de gestion commune de la région. "Je veux rendre hommage à Jean-Paul Huchon pour le travail qu'il fait encore", glisse, en passant, son ancien vice-président aux transports. 

Il concède  que "quand on a des responsabilités pour porter les idées écologistes, il est naturel de présenter une liste à ce type d'élection à la proportionnelle". Il reconnaît que lors des élections précédentes, l'autonomie était la règle. "On l'a fait la dernière fois, mais c'était un autre contexte. On savait que la droite ne pouvait pas gagner", explique-t-il. 

Mais cela c'était avant. "On voit qu'en Ile-de-France, on a plutôt des chances de perdre (ces élections régionales ndlr). Et quand on voit les efforts du président Sarkozy pour qu'il y ait une liste unique de l'UMP et de l'UDI, au moins réflechissons", commente-t-il une nouvelle fois. 

"J'ai dit à Emmanuelle Cosse cette semaine, ce que je souhaitais", déclare-t-il. "Voyons Claude Bartolone, discutons. De notre bilan commun à la région et pour voir si Claude Bartolone souhaite écologiser sa campagne", avance, prudent, ce partisan du retour des écologistes au gouvernement.

"Je pense qu'il est plus utile et plus efficient pour les écologistes et la gauche de rester aux commandes de la région Ile-de-France. Et assez logiquement, c'est plutôt l'unité et le rassemblement qui permettent de gagner des élections que le contraire", poursuit-il. 

Mais si EELV maintient sa stratégie d'autonomie pour le premier tour, est-il envisageable qu'il rejoigne les listes de Claude Bartolone ? "Je me bats pour ce que je propose réussisse plutôt que d'envisager que ça ne marche pas. Je vous dirais cela quand vous me réinviterez en septembre", conclut-il.

Dont acte. Mais on aura noté qu'il ne répond pas que c'est totalement inimaginable ou impossible. De quoi faire monter la pression en cette fin de printemps où auront lieu les discussions d'appareil à gauche.

Jean-Vincent Placé invité de Samedi Politique

 

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