Pour dénoncer contre la dégradation des conditions de travail dans la police, l'association asyndicale UPNI a lancé le 6 août dernier un concours photo "de vétusté". Un moyen humoriste de dénoncer le manque de moyens et d'effectifs.
Après les manifestations, le concours photo. Face au délabrement du matériel et à la restriction des effectifs, l'Union des Policiers Nationaux Indépendants a choisi de jouer sur le terrain de l'humour. Le 6 août dernier, l'association lance sur les réseaux sociaux un "concours de vétusté" et invite les policiers à lui transmettre leurs clichés qui révèlent la dégradation de leurs conditions de travail.
https://t.co/2gvMg04ma4@upni2017 pic.twitter.com/vYYol0x7K2
— U.P.N.I Com. (@UPNI2017) 9 août 2017
Une porte de commissariat rafistolée, des véhicules obsolètes, des toilettes inutilisables... L'UPNI a déjà reçu des dizaines de photos. Pour ses membres que nous avons rencontré, c'est la bonne tenue de leurs missions et leur sécurité qui est en jeu. "Il ne faut pas se voiler la face, souligne l'un deux qui, tenu par un devoir de réserve, témoigne de manière anonyme. [La hiérarchie est] parfaitement au courant de ce qu'il se passe."
► TEMOIGNAGE. Deux policiers de l'UPNI exposent leurs motivations.
Le retour des manifestations
Les policiers manifestaient déjà en automne pour dénoncer leurs conditions de travail dans un contexte de sécurité renforcée. D'après l'association qui se présente comme apolitique et asyndicale, rien n'a changé dix mois plus tard. De nouvelles mobilisations sont prévues à la rentrée.
Les policiers peuvent envoyer leurs photos jusqu'au 10 septembre par mail ou via les réseaux sociaux. Les clichés seront ensuite organisés dans un album qui doit être finalisé pour la manifestation nationale prévue le 16 septembre.