Audrey Pulvar, tête de liste socialiste aux élections régionales appelle à la gratuité des transports en commun

Six élus de gauche, dont Anne Hidalgo, maire de Paris, Stéphane Troussel président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis ou Audrey Pulvar appellent à la gratuité des transports en commun dans une tribune publiée ce dimanche dans le Journal du Dimanche.

A Paris, les transports en commun sont gratuits pour les jeunes jusqu'à 18 ans.
A Paris, les transports en commun sont gratuits pour les jeunes jusqu'à 18 ans. © IP3 PRESS/MAXPPP/ Alexis Sciard

"Face à l'urgence sociale et climatique, le temps des petits pas est révolu. L'heure des politiques fortes pour le pouvoir d'achat et la protection de notre planète est venue. C'est pourquoi nous soutenons la gratuité des transports en commun du quotidien", peut-on lire dans une tribune publiée ce dimanche dans le JDD.

 L'appel est signé par six élus de gauche dont trois personnalités politiques franciliennes : Audrey Pulvar, candidate à la présidence de la région Ile-de-France, Anne Hidalgo, maire de Paris, Stéphane Troussel président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, Julie Frêche, vice-présidente de Montpellier Méditerranée Métropo, et le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete.

«La gratuité, c'est la liberté de se déplacer sur l'ensemble d'un territoire, quels que soient son âge, ses revenus, son lieu de résidence»

 Les signataires de ce texte rappellent que la gratuité des transports en commun est déjà "une réalité pour des centaines de milliers d’habitants." Les jeunes parisiens jusqu'à 18 ans circulent déjà gratuitement dans le métro, RER ou bus. Le pass navigo est remboursé sur demande. "La gratuité, c'est du pouvoir d'achat pour les jeunes et pour les familles", assurent-ils. Une conquête sociale synonyme d'égalité à l'instar de l'école publique, affirment les auteurs de l'appel à la gratuité.

Au siècle du réchauffement climatique, notre nouvelle bataille doit être de permettre à toutes et tous d'avoir un droit égal à une mobilité qui protège et préserve l'environnement.

Financer la gratuité est une question d'urgence environnementale et santé publique. "La gratuité des transports, ce n'est pas un coût, c'est un gain : moins d'accidents de la route, moins de pollution de l'air, moins d'embouteillages sur les routes, moins de retards de livraisons. Mais aussi moins de maladies cardiovasculaires, moins de troubles du sommeil, moins d'heures perdues dans les embouteillages, pour toutes celles et tous ceux qui n'ont d'autre choix que la voiture pour leur trajet domicile travail, " écrivent-ils.

Alors que la question du report ou non des élections régionales n'a pas encore été tranchée, Audrey Pulvar, tête de liste Île-de-France en commun, a fait de la gratuité progressive des transports en commun la mesure phare de son programme pour ravir la région à Valérie Pécresse (Libres!), qui y est opposée.

Les 35 000 maires de France ont jusqu'au lundi 12 avril midi pour se prononcer sur la tenue ou non des élections régionales et départementales des 13 et 20 juin prochains.

 

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