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Accusé de viols en réunion, Georges Tron devant la justice

Il est accusé de viols et agressions sexuelles en réunion par deux anciennes employées de sa mairie de Draveil en Essonne : le procès de l'ancien secrétaire d'Etat Georges Tron s'est ouvert ce mardi pour neuf jours devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis.
© THOMAS SAMSON / AFP
Georges Tron et son ancienne adjointe Brigitte Gruel sont tous les deux accusés de viols et agressions sexuelles en réunion sur deux femmes de 20 ans leurs cadettes. Tous deux clament leur innocence.

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Accusé de viols en réunion, Georges Tron devant la justice


A Bobigny, Georges Tron, élu LR comparaît jusqu'au 22 décembre au côté de son ancienne adjointe à la Culture Brigitte Gruel. Deux anciennes employées de la mairie, Virginie Ettel et Eva Loubrieu disent avoir subi des attouchements et des pénétrations digitales entre 2007 et 2010, sans être capables de s'y opposer, tétanisées face à leur employeur.

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L'affaire dépaysée pour assurer la sérénité des débats


La justice a décidé de juger l'homme politique en dehors de l'Essonne où il est élu de longue date : il est maire de Draveil, une commune de 30.000 habitants depuis 1995, également conseiller départemental et ancien député de l'Essonne.

Non-lieu en  2013, la cour d'appel renvoie l'affaire devant les assises

En 2013, après deux ans et demi d'enquête, deux juges d'instruction d'Evry avaient prononcé un non-lieu. L'année suivante, saisie par les plaignantes, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait finalement renvoyé le dossier devant les assises.

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Georges Tron au tribunal, le rappel des faits ©France 3 Paris

Soulignant que cinq autres femmes avaient décrit dans les mêmes termes que les plaignantes les pratiques sexuelles de l'édile, seul ou avec son adjointe, la cour d'appel a considéré que les "dénégations absolues" des deux élus "suggèrent une volonté de dissimulation de leurs moeurs qui n'est pas en faveur de leur sincérité". Elle a aussi estimé que les critères de "surprise" et de "contrainte" caractérisant un viol pouvaient être établis, notamment au vu de l'"ascendant" qu'avaient les accusés sur leurs employées.

Le procès à Bobigny doit durer jusqu'au 22 décembre.
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