Six mois de prison ferme pour l'auteur d'une agression au marteau dans un lycée de Draveil

© France 3 Paris IDF
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En mars dernier, le prévenu avait poursuivi un adolescent jusque dans l'établissement professionnel Nadar, avant de porter un coup de marteau à la tête d'un élève qui s'interposait. 

Par ML (avec AFP)

"Le coup de marteau, je ne savais même pas qu'il était parti." Ses molles tentatives pour convaincre le tribunal correctionnel d'Evry (Essonne) n'ont pas porté leurs fruits. Le jeune homme qui, en mars dernier, avait poursuivi un élève jusque dans un lycée de Draveil et porté un coup de marteau à la tête d'un adolescent qui s'interposait en mars dernier a été condamné mercredi à un an de prison, dont six mois ferme. Une peine qui, suivant les réquisitions du parquet, a été assortie d'une interdiction de se rendre sur la commune pendant deux ans. 

Le 12 mars, deux jeunes ont pourchassé un élève du lycée professionnel Nadar. Le prévenu, âgé de 18 ans, était vêtu de noir, coiffé d'une capuche et armé d'un marteau. Lorsque la cible s'est réfugiée dans l'établissement, plusieurs élèves se sont interposés et l'un d'eux, un pensionnaire de 15 ans, a alors été frappé à la tête.

"Je ne voulais pas blesser"


Un lycéen a alors également sorti un marteau. L'altercation n'a cessé que lorsque l'élève poursuivi a pris possession d'un pistolet "gomme-cogne" (chargé de balles en caoutchouc), mettant ses agresseurs en fuite. Le prévenu est l'unique majeur interpellé, la police n'ayant jamais trouvé le second attaquant. Trois lycéens mineurs doivent passer ultérieurement devant un juge pour enfants.


"Je ne voulais pas blesser quelqu'un, c'est dans les médias que j'ai appris que quelqu'un avait pris un coup de marteau", a juré le jeune homme, qui affirme qu'il portait une capuche et des gants "parce qu'il faisait froid", que le marteau était un moyen de défense, et qu'il n'a poursuivi le lycéen que parce qu'il "a essayé de [lui] tirer dessus deux fois". Des explications que la procureure a jugé "très confuses et très peu crédibles".

Rivalité entre quartiers


La vidéosurveillance de l'établissement montre ainsi que le lycéen n'avait pas d'arme à la main quand il a pénétré dans l'enceinte. "La motivation de tout ça est très claire, a estimé la magistrate. Il s'agit d'une énième expédition punitive dans la guerre entre les Mazières et les Bergeries", deux cités rivales de Draveil.

Les participants à la rixe et témoins de la scène ont maintenu le silence ou déclaré n'être au courant de rien durant les auditions.


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