Jeune éborgné par un tir de LBD en Essonne : un policier mis en examen

Un jeune homme blessé par un tir de LBD, lanceur de balles de défense en marge d'un contrôle de police en Essonne. / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Un jeune homme blessé par un tir de LBD, lanceur de balles de défense en marge d'un contrôle de police en Essonne. / © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le policier soupçonné d'être l'auteur du tir a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire vendredi soir, comme l'avait requis le parquet d'Evry. Un jeune homme a été éborgné par un tir de LBD à Brunoy en Essonne samedi dernier lors d'un contrôle de police.

Par EH/AFP

Le policier soupçonné d'être l'auteur du tir a été mis en examen hier soir et placé sous contrôle judiciaire comme l'avait requis le parquet d'Evry. Le policier est poursuivi pour "violence volontaire ayant entraîné une infirmité permanente", une qualification criminelle passible des assises.
Deux magistrats vont instruire l'affaire, a précisé le parquet dans un communiqué. Celui-ci avait précédemment ouvert une enquête préliminaire, confiée à l'Inspection générale de la police nationale, la "police des polices".

On est au-delà d'un cas de violence policière, on est dans le coeur d'un dossier de mutilation policière. Maître Eddy Arneton, avocat du jeune homme blessé

Son client a été grièvement blessé lors d'échauffourées en marge d'un contrôle de police qui a dégénéré dans le quartier sensible des Hautes-Mardelles à Brunoy dans la nuit du samedi 22 février .
 


"Les exploitations d'enregistrement vidéo ont mis en évidence que, contrairement aux déclarations du policier évoquant un tir de riposte à des violences, ce tir ne semblait pas conforme aux règles d'engagement de cette arme", avait souligné plus tôt le parquet dans un autre communiqué.

Les syndicats policiers du département ont rappelé "les conditions difficiles dans lesquelles les policiers interviennent dans le département de l'Essonne".
"Malheureusement dans notre profession, on peut commettre une erreur, (...). Malgré tout, on soutient notre collègue", a de son côté indiqué Olivier Michelet, secrétaire départemental Unité-SGP-Police 91.
 

Selon une étude menées auprès des CHU de France, le nombre de blessures oculaires liées à des tirs de LBD, lanceur de balles de défenses, est passé de un en 2017 à 25 en 2018, année du début de la crise des gilets jaunes.

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