5 ans fermes pour le policier municipal de Suresnes agresseur sexuel d'une de ses subordonnées

© Pascal Guyot/AFP Photos
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Un ancien chef adjoint de la police municipale de Suresnes (Hauts-de-Seine) a été condamné à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir abusé sexuellement d'une de ses subordonnées

Par CM/AFP

Cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt, c'est à dire une incarcération immédiate, pour un ancien chef adjoint de la police municipale de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, père de famille de 43 ans, qui avait utilisé sa position hiérarchique pour abuser sexuellement d'une de ses subordonnées : le tribunal est allé au-delà des réquisitions de la procureure.

Lors de l'audience, la procureure avait requis cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour cet homme accusé d'"agression sexuelle par personne ayant autorité" et "harcèlement moral" sur une policière désormais retraitée, de 22 ans son aînée, qui craignait de perdre son travail si elle parlait.
L'ex-brigadier chef principal sera en outre inscrit au fichier des délinquants sexuels et devra indemniser les parties civiles, notamment la ville de Suresnes à hauteur de plus de 23.000 euros pour son préjudice matériel et moral.


Comportements inadaptés avec les femmes


L'ancienne policière municipale a été particulièrement meurtrie" par les faits- fellation forcée, attouchements réguliers, gestes et textos déplacés notamment ", avait souligné la procureure. "Elle a tout perdu: son travail, sa santé, elle a failli perdre son mari, elle s'est perdue elle-même", racaontait la magistrate, alors que la victime, tremblant de tout son corps, se tassait sur sa chaise.

Tandis que le policier niait catégoriquement les faits, plusieurs témoins sont venus raconter ses comportements "inadaptés vis-à-vis des femmes".

La procureure a déploré que le policier ne prenne pas ses responsabilités, alors que celui-ci persistait à dire au tribunal qui s'apprêtait à entrer en délibérations : "Je ne comprends pas ce que je fais là. Je suis une victime. Je ne peux pas être condamné pour des choses que je n'ai pas faites" et demandait à ce qu'après cinq ans de procédure, on le "laisse tranquille".

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