Hauts-de-Seine : un formateur de la Croix-Rouge accusé d'agressions sexuelles par de jeunes bénévoles

Un formateur de la Croix Rouge a été accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par sept jeunes bénévoles. / © Radio France/Maxppp
Un formateur de la Croix Rouge a été accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par sept jeunes bénévoles. / © Radio France/Maxppp

Un homme de 38 ans, formateur de la Croix-Rouge dans les Hauts-de-Seine, a été écroué en juin pour des soupçons d'agressions sexuelles sur sept jeunes bénévoles de l'association, entre 2017 et 2019. Un dispositif d'alerte anonyme a été mis en place au sein de la Croix-Rouge.

Par France 3 Paris - IDF / AFP

Un formateur de la Croix-Rouge dans les Hauts-de-Seine a été écroué en juin pour des soupçons d'agressions sexuelles sur sept jeunes bénévoles de l'association.

Cet homme de 37 ans au moment des faits, qui formait d'autres bénévoles aux premiers secours, est soupçonné d'attouchements et de harcèlement par sms auprès de sept jeunes hommes, âgés de 17 à 19 ans, entre 2017 et 2019, a indiqué le parquet à l'AFP, confirmant une information de RTL.

Il a été mis en examen mi-juin pour agressions sexuelles par personne ayant autorité, harcèlement, appels téléphoniques malveillants et corruption de mineurs, puis placé en détention provisoire. Il reconnaît "très partiellement" les faits et a rejeté les accusations d'agressions sexuelles, d'après France Info.
 

Un dispositif d'alerte anonyme a été mis en place au sein de la Croix-Rouge

Quatre jeunes se sont confiés en mars au directeur local de l'association, à Antony (Hauts-de-Seine), qui a signalé les faits aux services de police. Le jour du signalement, le 11 mars, le bénévole a été "suspendu dans la journée" et un "accompagnement" a été mis en place, assure Anne Bideau, directrice des activités bénévoles et de l'engagement à la Croix-Rouge. "On cherche à améliorer les procédures. On fait tout notre possible pour les éviter ces situations, qu'on déplore", reprend-elle.

Le suspect était bénévole "depuis une dizaine d'années" et "c'est la première fois qu'on a connaissance de témoignages à son encontre", déclare-t-elle. Ce type de cas est "très rare" au sein de l'association, qui compte 60.000 bénévoles et 18.000 salariés, affirme Mme Bideau, qui ajoute qu'un dispositif d'alerte anonyme via mail et téléphone a été mis en place pour ceux qui ne voudraient pas témoigner auprès de leur encadrement.

"On met tout en place pour accompagner les victimes, souligne la directrice des activités bénévoles de l'association. On a rencontré les jeunes et leur parents, on les a informé des démarches qui leur étaient accessibles et accompagné d'une aide psycologique."

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