Une cinquantaine de surveillants de la maison d'arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine) bloquaient lundi matin 14 avril, l'entrée de l'établissement pour demander des effectifs supplémentaires et dénoncer "des agressions à répétition".
"Nous demandons une augmentation du personnel. Il nous manque une vingtaine d'agents", a indiqué Srederitk Lefort, délégué FO pénitentiaire qui, comme une cinquantaine de ses collègues, bloque depuis 6H00 du matin l'accès des véhicules à la prison.
Le syndicat déplore des agressions de plus en plus nombreuses "provoquées" par la surpopulation et des agents qui "n'ont plus le temps d'échanger avec les détenus". 1.040 personnes seraient détenues à la maison d'arrêt, dont la capacité est de 590 places, selon le syndicaliste.
"Les détenus sont entassés dans les cellules, les gens se marchent littéralement dessus. Une quarantaine de matelas ont été installés au sol pour dormir", déplore M. Lefort.
Le syndicat fait état notamment d'une agression sexuelle sur une agent commise le 4 avril. Lors d'un contrôle des effectifs un détenu se serait "jeté" sur l'agent qui venait d'ouvrir la porte de sa cellule avant de l'agresser.