Le parquet de Paris se saisit de l'enquête sur l’agression et le cambriolage du couple Tapie

Le parquet de Paris reprend l'enquête qui avait été ouverte par le ministère public de Melun après le cambriolage du couple Tapie, violenté dans la nuit de samedi à dimanche dans sa résidence de Seine-et-Marne. L'enquête a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire de Versailles.

Le couple Tapie victime d'une agression et d'un cambriolage dans leur résidence secondaire à Combs-la-Ville en Seine-et-Marne.
Le couple Tapie victime d'une agression et d'un cambriolage dans leur résidence secondaire à Combs-la-Ville en Seine-et-Marne. © Christophe Petit Tesson/ MAXPPP

"La Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris s'est saisie des faits subis par Monsieur Tapie et son épouse la nuit précédente. L'enquête, suivie des chefs de vol en bande organisée, séquestration pour faciliter la commission d'une infraction en bande organisée et association de malfaiteurs, est confiée à la la Direction régionale de la police judiciaire de Versailles", a annoncé le Parquet de Paris.

Vers minuit et demi samedi, Bernard et Dominique Tapie ont été surpris dans leur sommeil dans leur demeure de Combs-la-Ville par quatre agresseurs encagoulés et vêtus de combinaisons noires qui les ont attachés avec des câbles électriques et frappés, avant de prendre la fuite avec deux montres et des bijoux.

L'homme d'affaires de 78 ans, qui souffre d'un double cancer de l'estomac et de l'oesophage, a notamment reçu un coup de matraque sur la tête. Son épouse Dominique, qui a reçu des coups au visage, est parvenue à se défaire de ses liens pour se rendre chez une voisine d'où elle a donné l'alerte. Elle a été brièvement hospitalisée pour consultation.

"Mon grand-père a refusé d'être emmené, il est resté chez lui, il est KO, très fatigué", a témoigné dimanche Rodolphe Tapie auprès de l'AFP.

Dominique Tapie "a été tirée par les cheveux parce qu'il y avait un trésor qu'il fallait trouver... Bien entendu, il n'y avait pas de trésor, et la violence a été d'autant plus forte qu'ils ne trouvaient rien", a déclaré à l'AFPTV le maire LR de cette ville située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Paris, Guy Geoffroy.

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